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Le Clamart engagé dans la presse
Voici l’article paru ce matin dans le parisien
L’opposition réinvente la feuille satirique
CE SOIR, tous les habitants de Clamart auront reçu une nouvelle publication : « le Clamart engagé ». Depuis le week-end dernier, des militants de l’opposition se sont lancés dans une vaste opération sur toute la commune.
Leur mission, déposer un exemplaire de cette feuille politique dans chaque boîte aux lettres, soit environ
22 000 unités. Dans le même temps, 3 000 exemplaires ont été distribués sur les marchés. Sur un ton poil à
gratter, « le Clamart engagé » est la nouvelle arme de communication des opposants au maire PS, Philippe
Kaltenbach, une alternative aux brochures officielles. Sur une page, le lecteur découvre des caricatures, des « révélations », des brèves, etc. Le tout rédigé dans un style ironique et parsemé de bons mots. La formule rappelle quelque chose ? Il y a six mois, la ressemblance était encore plus flagrante avec l’hebdomadaire satirique du mercredi. « On l’avait appelé le Clamart enchaîné, se souvient l’UMP Jean-Didier Berger, opposant numéro un au maire. Le Canard (le vrai) nous a contactés et menacés de poursuites parce qu’on estimait qu’il
y avait des risques de confusion. Je suis quasiment sûr que le coup vient de la mairie. »
Un vrai travail de fourmi
Pas question pour autant de baisser les bras. L’opposition réclame depuis des mois davantage de place pour s’exprimer. Début octobre, le tribunal administratif de Versailles lui a donné raison et a imposé à Philippe Kaltenbach de lui réserver une tribune dans toutes les publications municipales. «On a un sixième de page dans le bulletin municipal, s’étrangle Jean-Didier Berger. Il n’a qu’à nous en laisser davantage ! Il veut nous museler, alors on réagit.» Rédiger, éditer et distribuer les 25 000 exemplaires du « Clamart engagé » est, selon Jean-Didier Berger, un vrai travail de fourmi qui coûte plusieurs milliers d’euros. Un comité de rédaction de 6 personnes, des militants UMP, Nouveau Centre et des non-encartés compilent et actualisent des informations mises en ligne sur un blog. De son côté, un mystérieux Piton, dessinateur qui tient à garder son identité secrète, s’occupe des caricatures. Point commun entre ses planches, toutes représentent Philippe Kaltenbach. «C’est le seul point commun avec son journal municipal. Il devrait être content : on parle de lui, tacle Jean-Didier Berger. L’objectif est désormais de publier plus souvent.» Contacté hier par téléphone, Philippe Kaltenbach n’a pas donné suite.
Olivier Bureau
Clamart engagé !
Retrouvez en ligne le Clamart engagé !
Un grand merci à celles et ceux qui ont participé à sa rédaction et aux dessins évidemment, mais aussi à toutes les Clamartoises et Clamartois qui ont manifestement plus d’humour que l’équipe municipale actuelle.
Jean-Didier BERGER
Pour les fans d’Hector
Comme chaque mois, Hector a lu le Clamart intox avec attention… voici ses réflexions.
Page 3 : Edito.
Dans sa tribune politique, le maire justifie ses décisions en matière de logements sociaux soit 272 livraisons en 2009 et plus de 600 attendues dans les prochaines années qui s’ajoutent aux centaines de logements sociaux déjà livrés pendant son premier mandat.
Avant l’élection de ce maire, le patrimoine social de Clamart s’élevait déjà à plus d’1 logement sur 4. Il n’y avait donc pas péril en la demeure à Clamart et les critères imposés par la loi SRU étaient respectés. Sauf à vouloir loger tous ceux qui sont en droit de demander un logement social : c’est à dire 70% des Clamartois. Est-ce vraiment votre objectif Monsieur le maire ? Pour justifier sa politique de bétonnage socialisant, le maire s’appuie en effet systématiquement sur le nombre de demandeurs de logements sociaux. Mais cet argument de mauvaise foi tombe de lui-même quand on sait que 2 familles sur 3 peuvent prétendre à un logement social. D’ailleurs, il l’écrit lui-même page 25 dans la pub concernant Clamart Habitat : « le logement social s’adresse potentiellement aux deux tiers des familles franciliennes ». Sans doute son objectif pour Clamart, comme dans les villes de notre intercommunalité qui continuent à construire du logement social là où il y en a déjà plus que de raison.
Page 11 : La parole aux associations de parents d’élèves
Lionel Roy (AAPE) et Marie Brigand (PEEP) affirment à l’occasion des élections des 16 et 17 octobre leur indépendance politique et syndicale. Ils rappellent que l’action de ses associations doit « contribuer à l’amélioration et au développement de l’école publique et laïque fondée sur la tolérance… ».
Propos plus difficiles à tenir pour Pierre Carrive (FCPE). En matière d’indépendance politique et de tolérance, il s’est particulièrement illustré avec ses partenaires socialistes, communistes et NPA qui braillaient contre un ministre de la République venu à la rencontre des Clamartois lors des élections européennes. Ce chahut et ces sifflets renforcés par des élus de la majorité municipale se sont déroulés avec la complicité active du maire.
Page 16 : Vote, Consultation sur la Poste.
Le maire, ses partenaires communistes et le NPA mettent à la disposition des syndicats de postiers des salles et du matériel municipal pour permettre à ce mouvement social d’exister sur Clamart. Le tout financé par le contribuable. Pire, le site Internet de la commune fait la publicité de l’initiative d’extrême gauche.
Quelles sont les revendications ?
Dire NON à une évolution statutaire nécessaire du groupe La Poste pour assurer son avenir dans un cadre européen et faire face au nouvel environnement concurrentiel qui s’imposera dès 2011.
Dans cette affaire, ce maire ne manque pas d’air, pour qui connaît les évolutions statutaires de La Poste ces 20 dernières années.
En 1984, Louis Mexandeau ministre socialiste du gouvernement Fabius lance la première grande réforme avec la création de deux directions générales de La Poste et des Télécommunications. Les PTT disparaissent.
En 1991, Paul Quilès, ministre socialiste du gouvernement Rocard met fin à l’administration des Postes et Télécom et crée deux établissements publics : La Poste et France-Télécom qui sera très vite privatisée grâce à ce changement de statut.
Entre 1992 et 1993, Emile Zucarelli, successeur de Paul Quilès dans le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy, est chargé de veiller à la mise en place de ces réformes qui ouvrent la voie pour une ouverture du capital de La Poste.
Durant ces deux années, le ministre Zucarelli avait dans son cabinet un jeune homme chargé de mission et conseiller technique : Philippe Kaltenbach.
Certains postiers s’en souviennent peut-être…..
Page 43 : Tribunes
Ça bégaie coté majorité.
-Des communistes qui revendiquent le retour des PTT et ses 4L jaunes
-Des indépendants qui militent pour une école fossilisée depuis 40 ans sans qu’aucune réforme ni un débat n’ait pu faire bouger un cil du mammouth.
-Des Verts assis sur une chaise, prompt à engager le débat et à y mettre fin dès que le maire tousse. Parfois, un héros lève le doigt et parle, mais on ne fâche pas celui qui paye….
-Des socialistes qui s’éveillent : Tiens, il existerait un Grand Paris ? Eh oui, cette idée du président de le République ne les avait pas effleuré…
Voilà bientôt douze ans que Jean-Paul Huchon reste assis dans son fauteuil. Quoi qu’on ait perçu ces derniers mois quelques agitations chez ce baron à propos d’emplois fictifs pour son épouse et de ses prises d’intérêts.
Résultats : Condamnation par le tribunal correctionnel de Paris à 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. En appel le 21 novembre 2008, il écope des mêmes sanctions sauf la peine d’inéligibilité.
Jean-Paul Huchon, coupable mais éligible.
Hector
Pour finir avec les statistiques
Photos du maire : 7
Photos des élus de la majorité : 10
Photo des élus de l’opposition : 0
Vidéo surveillance : il existe des socialistes pragmatiques…
Il existe des socialistes pragmatiques. Notamment dans le Département. Mais pas à Clamart. Le Maire PS de Colombes vient de décider de rénover son système de vidéo-protection. Mieux, le Maire socialiste d’Asnières renforce le dispositif installé par son prédécesseur UMP et implanter des caméras supplémentaires l’an prochain, alors que la ville compte déjà 63 caméras… Pourquoi ? Parce que les chiffres de la délinquance à Asnières sont suffisamment mauvais (+66% pour les vols par effraction en un an) pour que l’équipe socialiste réagisse.
A Clamart, l’augmentation est plus importante encore : +70%. Pourtant le maire PS refuse toujours d’agir, de créer une véritable police municipale ou d’implanter des caméras comme ses collègues plus pragmatiques que lui, ou moins idéologues comme on veut.
Néanmoins, lors du conseil municipal d’hier soir, une polémique a divisé la majorité de gauche au sujet de caméras que le maire voulait installer en douce dans les médiathèques de la Ville. En effet, on a appris hier avec étonnement, que les médiathèques de la commune étaient, à en croire le Maire, victimes de vols à hauteur de « plusieurs dizaines de milliers d’euros. » Si tel est le cas, on s’étonne que les représentants des citoyens en soient informés aussi tardivement alors que le phénomène semble-t-il, dure depuis longtemps.
Mais au-delà, pourquoi des caméras seraient-elles efficaces pour repérer de discrets voleurs de livres et inefficaces pour repérer les auteurs d’agressions physiques, de braquages ou encore les bandes de voyous qui trainent pourtant au vu et au su de tout le monde, notamment devant la mairie avant que les quelques fleurs qui restaient soient remplacées par du béton.
Etre filmé dans la rue n’est pas fondamentalement différent du fait d’être filmé dans une médiathèque, qui est aussi un lieu public. Surtout lorsqu’on a rien à se reprocher.
Alors, hypocrisie, laxisme ou manque de courage politique face à des élus Verts de plus en plus sectaires ? Difficile de se prononcer. Pour l’anecdote, ces élus Verts, toujours aussi courageux et déterminés étaient contre la délibération autorisant les crédits pour l’installation de ces caméras, et ont donc voté… POUR. Pour ne pas vexer celui qui leur verse leur indemnité d’élu en fin de mois.
Insécurité à Clamart : + 70%
Le journal Le Parisien a publié hier un article sur l’insécurité grandissante, notamment en ce qui concerne les vols avec effraction. C’est le cas dans beaucoup de villes des Hauts-de-Seine. Mais l’augmentation à Clamart est particulièrement impressionnante. Et une fois de plus, malgré la propagande de la majorité municipale, la vérité éclate. C’est assez logique car les faits sont têtus.
Depuis plusieurs mois, les braquages se multiplient dans nos commerces de proximité. Certains commerçants ont même été dévalisés plusieurs fois de suite. Les cambriolages se multiplient et pendant ce temps, la majorité municipale refuse toujours de prendre ses responsabilités par idéologie.
Le maire prétend que la hausse de l’insécurité est causée par le manque d’effectif au commissariat de Clamart. Mais les chiffres démontrent qu’il est dans l’erreur. Alors que Clamart et Le Plessis-Robinson bénéficient du même commissariat et donc des mêmes effectifs de Police Nationale, les vols avec effraction augmentent de 70% à Clamart, et moitié moins dans la commune voisine.
Pourquoi ? Tout simplement parce que le maire de Clamart refuse obstinément de créer une véritable police municipale, équipée des moyens nécessaires pour assurer notre sécurité. C’était d’ailleurs l’une des propositions de notre programme municipal.
Nous sommes tous d’accord pour considérer que, dans l’idéal, la sécurité devrait être assurée principalement, voire exclusivement par l’Etat. Mais le pragmatisme et le réalisme poussent de très nombreux élus, de droite comme de gauche, à prendre leurs responsabilités et à créer une force de proximité complémentaire. A Clamart, on reste dans l’incantation et dans l’angélisme.







