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Le recours qui permet à Philippe Kaltenbach de cumuler…
Une citoyenne des Hauts-de-Seine aurait déposé un recours contre l’élection de tous les candidats aux Sénatoriales… Les motifs invoqués dans ce recours sont plus farfelus les uns que les autres au point que ce dernier n’a a priori aucune chance d’aboutir.
Mais ce recours étrange permet aux candidats concernés par le cumul des mandats de ne pas choisir jusqu’à la date de la décision. Autrement dit, l’actuel maire de Clamart continue non seulement de cumuler le poste de Sénateur avec celui de maire, alors que le PS avait promis d’interdire ce type de situation, mais en plus, il reste vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France.
Je vous laisse juge de cette situation, qui n’est pas à l’honneur du Parti socialiste : un parti qui défend toujours de grands principes généreux avant les élections et est incapable de les appliquer ensuite. Entre le maire de Clamart qui cumule les mandats au mépris des règles édictées par son propre parti et le maire de Fontenay-aux-Roses qui continue à gérer du personnel alors qu’il a été condamné pour harcèlement après le suicide de sa directrice de la communication, on peut dire que notre circonscription a vraiment hérité des deux personnages socialistes les plus recommandables de tout le département.
Club de la XIIe : la politique du courage pour sortir de la Crise

de gauche à droite, Jean-Didier Berger, Patrick Ollier, Philippe Pemezec, Roland Laskine, Roger Karoutchi et Jean-Pierre Schosteck
Nous avions le plaisir de recevoir hier avec Philippe Pemezec, Jean-Pierre Schosteck et Roger Karoutchi, Monsieur Roland Laskine, Rédacteur en chef du Figaro Bourse et Patrick Ollier, Maire de Rueil-Malmaison et Ministre des Relations avec le Parlement.
Ce club de la XIIe consacré à la crise et aux solutions pour en sortir, a permis d’aborder sans tabou tous les aspects de cette crise multi-forme. Malgré le Match qui a permis à l’équipe de France de se qualifier pour l’euro… vous étiez plus de 300 à vous intéresser à cette soirée passionnante.
Roland Laskine a pu nous éclairer sur les aspects souvent techniques des mécanismes qui ont plongé nos pays dans cette situation, qui est aussi et surtout la conséquence de trois décennies de politique du déficit. Le denrier budget voté en équilibre était celui de 1974… Si quelques-unes de ces 37 années étaient marquées par la crise et méritaient effectivement une relance par l’utilisation de la dette, on ne peut pas dire que cela ait été le cas en permanence. Ce sont ces années d’errance où l’on aurait du rembourser nos déficits qui nous coûtent extrêment cher aujourd’hui, sur le plan financier, mais aussi et surtout sur le plan économique et social. Chaque Français est touché par cette crise qui a des conséquences ultra-concrètes sur notre vie quotidienne et qui nous amène à nous poser de nombreuses questions : mon épargne court-elle un risque ? vais-je perdre mon emploi, vais-je obtenir un prêt à la banque pour financer mon projet ? nos impôts vont-ils augmenter pour rembourser les dettes de l’Etat ou celles des collectivités publiques qui, comme Clamart, ont contracté des emprunts toxiques ?
C’est vrai qu’il est facile de promettre d’embaucher des dizaines de milliers de fonctionnaires, qu’il est populaire de proposer l’augmentation du budget de la culture ou je ne sais encore quelle mesure démagogique issue du catalogue populiste des promesses entendues à l’occasion des primaires socialistes. Mais la réalité est là. Pour sortir de la Crise, il faut redonner confiance à tous, il faut donner de la visibilité, de la stabilité et donner des garanties. Parce que la politique du courage est la seule possible, il nous faudra nous battre pour convaincre à nouveau les Français en 2012 et profiter des 5 prochaines années pour faire sortir le pays définitivement de cette crise douloureuse.
Cumul des Mandats / Kaltenbach : « Au final, c’est moi et moi seul qui prendrai la décision. »
Dans le Parisien de ce matin, l’actuel maire de Clamart candidat PS aux Sénatoriales tourne une nouvelle fois autour du pot concernant sa démission de la mairie.
Alors qu’il va cumuler 3 mandats (maire, Vice-Président du Conseil Régional et Sénateur), alors que tous les socialistes ont ratifiés à l’unanimité l’engagement du non cumul des mandats, M. Kaltenbach ne dit toujours pas ce qu’il fera.
Il ne dit qu’une chose : « Au final, c’est moi et moi seul, qui prendrai la décision ». Ce n’est pas une surprise car chacun connaît la tendance de cet élu à décider toujours de façon solitaire…
Le maire de Fontenay condamné
« Pascal Buchet a été reconnu coupable, hier, de harcèlement moral à l’encontre de son ex-directrice de la communication, qui s’était suicidée en 2007. Sa directrice de cabinet est relaxée.
Le maire socialiste de Fontenay-aux-Roses et patron du PS départemental, Pascal Buchet, a été condamné hier à 8000 € d’amende par le tribunal correctionnel de Nanterre. Les magistrats l’ont reconnu coupable de harcèlement moral après le suicide de Jenny Sauvagnac, sa directrice de la communication.
En juillet 2007, cette femme de 36 ans, mariée et mère de deux jeunes enfants, avait mis fin à ses jours en se jetant du septième étage de son appartement parisien.
Pascal Buchet devra également verser 15000 € de dommages et intérêts à la famille de Jenny Sauvagnac. C’est le mari de la jeune femme qui avait déposé plainte contre X à l’automne 2007, ce qui avait conduit le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, à ouvrir une enquête préliminaire. Le délibéré rendu hier « satisfait » la partie civile, « dans la mesure où la culpabilité pour harcèlement moral de M. Buchet est reconnue, car nous n’étions pas animés d’un sentiment de vengeance », a réagi Me Claire Doubliez, l’avocate du mari de Jenny Sauvagnac. Selon elle, la famille n’envisage pas de faire appel de cette décision, ne doutant pas du choix contraire de Pascal Buchet, pour des « raisons liées à son agenda politique ».
Présent à l’énoncé du jugement en compagnie d’Anne-Laure Duny, Pascal Buchet a effectivement indiqué son intention de ne pas en rester là, estimant que la « fragilité de la décision menait à un appel pour le principe ». « Je suis innocent des faits qui me sont reprochés, appuie l’élu, comme il l’a fait pendant son procès. Responsable politique départemental engagé, j’irai au bout de mes combats. Je combats toutes les injustices, y compris celles qui me concernent. »
Réputé proche de Martine Aubry, Pascal Buchet était jusqu’à présent soutenu par une majorité de socialistes altoséquanais pour conduire la liste départementale du PS aux élections sénatoriales, en septembre. Nombre d’entre eux attendaient la décision du tribunal correctionnel de Nanterre pour se prononcer.
Condamné hier, Pascal Buchet pourrait compter dès aujourd’hui beaucoup moins de supporteurs. Quant à l’opposition dans sa ville de Fontenay-aux-Roses, certains lui demandent déjà de démissionner de son poste de maire.
Ses adversaires politiques ne manquent pas de souligner les conséquences de cette condamnation. Le député-maire UMP de Saint-Cloud a été le premier à réagir hier. « Ça suffit! Pascal Buchet m’a vilipendé lors des vœux de la fédération socialiste alors que, pour ma part, je n’ai jamais été condamné par le moindre tribunal, assène Eric Berdoati. Il ne perd pas une occasion de se présenter comme l’incarnation de la morale et de la vertu. Tout de même, il ne vient pas d’être condamné pour avoir franchi un feu rouge. Vouloir succéder à Robert Badinter, c’est une forme d’indignité. » (source Le Parisien édition du 28 juin 2011, RC)









