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Compte-rendu du conseil municipal du 29 juin 2011
Le Conseil municipal a commencé par l’audition des représentants du comité de pilotage du quartier Gare. Et force et de constater qu’ils ont clairement exprimé leur mécontentement face au simulacre que constitue aujourd’hui l’organisation de la démocratie locale dans notre commune. « déception », « lassitude », « découragement », des mots qui ont été prononcés pour dénoncer un système qui prouve systématiquement l’absence de volonté politique au plus haut niveau municipal. Pas d’information préalable, pas de transparence, pas d’anticipation, pas d’accès aux documents municipaux, turn-over des agents communaux rendant la tâche de plus en plus complexe, autant de difficultés face auxquels quelques « résistants » de la démocratie locale doivent faire face. Ces dysfonctionnements ont malheureusement des répercussions très concrètes qui ont été soulignées hier. Mensonge de la rue Perthuis, promesse non-tenue de l’éco-quartier Gare, création du local SDF rue Jean-Jaurès, des dossiers sur lesquels la population ne parvient pas à se faire entendre d’une équipe municipale qui comprend le contraire de ce qui a été dit… Une équipe qui a par exemple déduit de la réunion de la rue Perthuis un accord franc et massif des citoyens sur ce sujet sur tous les points sauf sur le stationnement. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
L’ordre du jour prévoyait également le vote du règlement intérieur du périscolaire et le vote concernant la modification du règlement concernant les établissements de la petite enfance. J’ai bien sûr fait remarquer qu’avant de faire adopter un règlement concernant le périscolaire, l’urgence était surtout de remettre de l’ordre dans la pagaille monstrueuse que constitue l’organisation actuelle de ce service municipal. Des règles très rigides de préinscription ont été mises en place avec un système de pénalités soit disant pour rationaliser le fonctionnement. Résultat des comptes, l’usine à gaz mise en place contre l’avis des parents d’élèves et du personnel ne fonctionne pas, le portail famille est une bonne idée tranformée en échec cuisant, les adresses mails des parents sont utilisées pour envoyer des informations très politiques, ces adresses sont même dévoilées au mépris des règles élémentaires en matière de confidentialité, et surtout le système des pénalités ne fonctionne pas, les factures sortent pleines d’erreur et dans des délais invraisemblables de plusieurs mois, voire plusieurs trimestres… quand elles n’arrivent pas toutes en même temps… s
Quant au règlement concernant la petite enfance, l’élue en charge de ce secteur s’est une nouvelle fois fait remarquer par ses capacités intellectuelles, son ouverture d’esprit et son éloquence. Après s’être vue remise dans le droit chemin par la CAF pour avoir essayé de faire payer les couches aux parents, elle voulait cette fois sanctionner ces derniers pour tout retard dès la 1ère minute de retard. Quelle souplesse, quel service public ! Pire, ce règlement prévoit de faire la chasse aux chômeurs en se réservant la possibilité de diminuer ou de supprimer le contrat d’accueil. « Tu n’as plus de travail, débrouille-toi avec ton enfant… » belle façon de concevoir le service public. Après s’en être défendue, prétextant que ça n’était pas la vérité, l’intervention d’un conseiller municipal communiste confirmant que mon interprétation pouvait être très largement partagée a entraîné à 0h25, une interruption de séance de plus de 20 minutes pour que cette équipe municipale proche de la montagne par sa lourdeur, accouche d’une petite souris en proposant un amendement qui ne changeait rien au problème.
Passons les subventions d’équilibre pour le logement social, les procès d’intention contre le Gouvernement, Monsieur Santini, Issy-les-Moulineaux, l’Etat, le Conseil Général etc. etc., le vote d’une subvention soit-disant « complémentaire » pour une association qui pour l’instant n’avait pas reçu le moindre euro cette année… ,
Cette séance était aussi et surtout l’occasion de voter le Compte Administratif 2010 qui a une nouvelle fois montré la mauvaise gestion de cette équipe municipale. L’argent dépensés pour chaque habitant est en baisse, alors que la pression fiscale augmente. Les intérêts augmentent (+20%), les fêtes et cérémonies également (+21%), les carburants (+16%), les frais de chômage également (+5%) alors qu’on me soutient qu’il n’y aurait pas de turn-over à la mairie… Un compte administratif qui n’en finit pas de confirmer notre analyse sur la façon dont la ville dérive. Les frais de personnel ont encore augmenté en proportion du budget en dépassant la barre des 63% des dépenses de fonctionnement.
Toujours pas de plan d’investissement en vue pour cette commune gérée au petit bonheur la chance et pour laquelle la CRC a d’ores et déjà fait la remarque suivante : notre CAF (Capacité d’Autofinancement) est inférieure de plus de 10% à la moyenne départemental, nouvelle preuve de l’état de santé financier de notre ville. Face à ce constat alarmant, l’adjoint aux Finances évoque la fatalité qui nous différencie des villes qui seraient « couvertes d’or » sans rien faire… N’y aurait-il pas une erreur de diagnostic cher ami ??
Compte-rendu du conseil municipal
0h50, c’est l’heure à laquelle s’est terminé le conseil municipal d’hier soir…
A l’ordre du jour, le Débat d’orientation budgétaire pour l’an prochain, qui nous a permis de faire plusieurs constats :
- concernant les impôts. Ils augmenteront l’an prochain comme tous les ans, à cause bases, mais concernant les taux, la municipalité joue à cache cache avec les Clamartois. Avant les élections, la gauche promet qu’ils n’augmenteront pas… Après les élections, on les augmente fortement. Et à l’approche des élections (régionales cette fois)… on ne les augmente pas. Clamartoises, Clamartois, attention, l’an prochain le maire ne sera candidat à aucune élection… préparez vos portefeuilles.
- concernant le fonctionnement. Les marges de manœuvres de la ville sont toujours extrêmement réduites et le poids du personnel dans la totalité du budget de fonctionnement réduit très fortement les budgets de dépenses dans chaque service. En clair, c’est plus de personnel mais avec moins de moyens.
- concernant l’investissement, l’adjoint chargé des finances a reconnu que son équipe était incapable aujourd’hui de donner un plan pluriannuel d’investissement bouclé. Autrement dit, ils ne savent pas financer leurs promesses de campagne. Il y a beaucoup plus de dépenses inscrites que de recettes prévues. IL a laissé entendre qu’il lui faudrait peut-être encore plusieurs années pour proposer un plan pluriannuel d’investissement définitif… on ose à peine lui demander si ça sera avant la fin du mandat… Plus grave encore, on s’aperçoit que la politique bling-bling de l’équipe municipale qui ne dépense que pour ce qui se voit, se traduit une fois de plus dans les chiffres. On e dépensera l’an prochain que 1,4 Million pour l’ensemble des rues de Clamart. C’est vraiment très peu comparé à l’état de nos rues et de nos trottoirs, à la nécessité d’enterrer les fils électriques qui pendouillent et à l’état du mobilier urbain. Les Verts se sont réjouis de voir que nos routes se dégradaient car « ça fait ralentir les automobilistes »… c’est une vision très optimiste de la sécurité routière peu ambitieuse pour notre cadre de vie. Quant aux investissements rendus nécessaires par la loi demandant à toutes les collectivités de rendre accessible aux handicapés l’ensemble des bâtiments communaux ; rien n’est prévu dans ce budget 2010. On attend sans doute le dernier moment pour commencer à s’en préoccuper, ce qui est vraiment irresponsable quand on sait qu’il faut que tout soit achevé avant 2015.
Passons rapidement sur les points relatifs à l’office municipal du tourisme qui a été créé pour supprimer l’ancien office du tourisme, qui marchait très bien, mais qui avait le gros inconvénient d’être présidé par l’une de mes colistières… La sanction n’a pas tardé. Il est purement et simplement supprimé. Les statuts ont été refusés par la préfecture et on nous a demandé de voter hier, 16 décembre 2009, le budget pour l’année 2009… Vous lisez bien, le budget 2009, et non celui de 2010.
Le point important concernait hier soir la problématique du bois de Clamart qui a été massacré par RTE et l’ONF avec la complicité silencieuse du maire et des Verts, qui, bien qu’alerté par l’opposition, n’ont rien fait pour empêcher ce carnage. Les Verts avaient déposé un vœu et nous en avions nous-mêmes déposé un également, afin de dénoncer ce qui s’est passé. Dans l’intérêt des Clamartois, et passant au-delà du fait que ni les Verts, ni le maire ne sont intervenus pour aider les Clamartois, nous avons voté un vœu commun à l’ensemble du conseil municipal qui condamne ce qui s’est passé et demande à tous les partenaires possibles de nous aider à financer les études et l’enfouissement.
Ceci dit, j’ai redis à quel point il nous paraissait anormal que la mairie ne se soit pas opposée à ce qui s’est passé. Nous avons également souligné qu’il était anormal de rejeter la question du financement de cette ligne Très Haute Tension sur autrui et qu’il fallait que la mairie s’implique financièrement dans ce dossier. La ville voisine a déjà payé sa part (150.000 €) et le maire de Clamart refuse de payer pour la partie clamartoise (150.000 € également). Nous avons tout de même obtenu un premier pas, puisque, chose nouvelle, le maire s’est dit prêt hier soir à payer 25.000 €. C’est manifestement tout à fait insuffisant, mais nous continuerons à mettre la pression pour que la Ville paye sa part. Car s’il est bien évident qu’il serait préférable de se faire payer la totalité des études et de l’enfouissement par de généreux donateurs, il faut être pragmatique et réalistes : nous devrons participer… et c’est assez logique, car ceux qui sont aujourd’hui pénalisés injustement, ce sont les Clamartois. J’ajoute que le maire ne manque pas d’audace lorsqu’il condamne la construction du collège des petits ponts sous la ligne à Haute Tension, lorsqu’il mène un projet de construction massive de logements juste au pied de l’un des pylônes en haut de l’avenue Jean-Baptiste Clément.
J’ai enfin posé une question orale au Maire concernant le scandale des centaines de livres anciens jetés à la poubelle par la mairie. Il a reconnu des « dysfonctionnements graves » tout en abordant cette problématique avec un certain mépris témoignant du peu d’intérêt qu’il prêt au patrimoine des Clamartois.







