Migrants : Face à l’hypocrisie de l’Etat, Clamart prend ses responsabilités

Sans être ni concerté ni prévenu par aucun service de l’Etat, j’ai été informé par la Police municipale cet été qu’une soixantaine de migrants avaient été placés par l’Etat dans un hôtel situé en limite de la commune, près de l’autoroute.

Après avoir exprimé mon fort mécontentement d’être ainsi placé devant le fait accompli, l’engagement était pris par l’Etat de mettre un terme rapidement à cette situation. Au lieu de respecter cet engagement, un autre camp parisien vient d’être démantelé et une nouvelle arrivée a été imposée à notre Ville vendredi dernier, précédée d’un simple appel téléphonique.

Je suis autant indigné par l’attitude irresponsable du Gouvernement qu’écœuré par le cynisme de Madame Hidalgo. D’un côté, elle communique sur sa grandeur d’âme à travers des slogans comme « welcome refugees », et de l’autre fait en sorte que les victimes de la misère, de la guerre et, en l’occurrence, de son hypocrisie soient placées de force dans des lieux qu’elles n’ont pas choisis et où elles sont livrées à elles-mêmes. La vision impérialiste de Paris considère-t-elle donc toujours sa banlieue comme un exutoire ?

Face à cette situation, j’ai pris mes responsabilités. J’ai immédiatement saisi la Préfecture des Hauts-de-Seine pour exiger des explications et obtenir l’examen rapide des demandes d’asile afin que les réels réfugiés politiques soient accueillis dans des conditions autrement plus dignes et que l’intégralité des autres personnes n’ayant pas vocation à rester sur le territoire français soient reconduites à la frontière. La Police municipale a d’ores et déjà dressé la liste de toutes les personnes présentes, veille à ce qu’aucun débordement n’ait lieu et que la sécurité des Clamartoises et des Clamartois soit garantie. J’ai également sollicité la vigilance du commissaire de Police et de ses équipes.

Je saisis aujourd’hui le nouveau Préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir des garanties sur la mise en place de moyens humains pour encadrer les personnes concernées, laissées par l’Etat dans une situation d’abandon psychologique préoccupante.

Je ne manquerai pas de continuer à vous informer des suites qui seront données à cette affaire que j’entends traiter de façon républicaine : avec humanité, mais aussi avec la plus grande fermeté.

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