Le Gouvernement prône l’effort, mais c’est toujours celui d’autrui

monnaieLa crise mondiale a touché de plein fouet de nombreux pays. La France n’échappe pas à la règle. Que les Gouvernements successifs demandent des efforts à tous dans ce contexte n’est pas anormal. Ce qui est néanmoins choquant c’est qu’il puisse demander des efforts importants aux autres sans en faire lui même dans les mêmes proportions voire dans des conditions qui soient exemplaires.

Or, l’Etat fait porter l’essentiel des efforts sur les collectivités locales, non sans un certain cynisme. Alors qu’elles vont devoir continuer de gérer pour le compte de l’Etat les mêmes compétences de proximité, elles recevront beaucoup moins d’argent pour le faire. Pour Clamart, ce sont plus de 5 Millions d’€ qui nous seront ainsi retirés en 5 ans. Dans le même temps, l’Etat considère que de voir ses propres dépenses augmenter moins vite que d’habitude serait un effort suffisant.

L’Etat impose par ailleurs de nouvelles charges aux communes. Les nouvelles activités périscolaires nous coûtent 1 Million d’€ par an, mais l’Etat n’en finance que la moitié. C’est donc un déficit supplémentaire de 500.000€ qui est généré mécaniquement. Pire, l’Etat demande à des communes déjà mal en point de financer une solidarité entre elles. Une solidarité qui augmente chaque année un peu plus. Cerise sur le gâteau, c’est l’Etat qui décide de l’évolution des salaires des agents de la fonction publique territoriale et peut ainsi décider d’augmentations qui ne lui coûtent rien… puisqu’elles sont financées par les communes.

La vérité politique est simple : parce que de très nombreuses communes ont été conquises par la Droite et le Centre lors des dernières élections, le gouvernement socialiste a décidé de sacrifier ces collectivités. Il s’agit là d’une tentative de transfert de fiscalité : on supprime les recettes, on augmente les dépenses imposées… pour obliger les Villes de droite à augmenter les impôts.

Avec mon équipe, nous nous refusons à tomber dans ce piège inacceptable et anti-démocratique qui remet en cause la liberté constitutionnelle d’autonomie des collectivités locales. C’est par la meilleure gestion du budget communal que nous repousserons cette pression exercée sur les collectivités locales, en espérant qu’un prochain Gouvernement cessera d’utiliser ces méthodes inacceptables.

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