Finances des communes : les Maires de France alertent l’État

Hier, le Président de l’Association des Maires de France, François Baroin, et son bureau étaient reçus par le Premier Ministre Manuel Valls. Depuis plusieurs mois l’AMF et toutes les associations de maires alertent le gouvernement sur l’injustice et les risques qu’il y a à faire porter l’ajustement budgétaire pour un montant de 10 milliards d’euros sur les collectivités locales.

Injustice car les dotations de l’État viennent compenser des compétences transférées aux collectivités. Injustice car les collectivités locales ne sont responsables que de 9,5% de la dette publique en France pour 20% des dépenses. L’État lui c’est 32 % des dépenses mais 80 % de la dette. Injustice car l’État nous impose toujours plus de carcans dans la fonction publique territoriale mais nous impose implicitement, insidieusement, une réduction des effectifs. Injustice car l’État lui se contente de moindres hausses pour ses dépenses et ne réalise aucune véritable baisse.

Risques car les communes assurent des services de proximité essentiels à la vie quotidienne des Français comme au fonctionnement des entreprises. Il suffit de penser à la voirie, aux bâtiments des écoles et à la restauration scolaire etc. Risques car les communes portent plus de 60% de l’investissement public et comme chacun sait en période de croissance faible l’investissement public est l’un des rares moteurs économiques disponibles. L’AMF craint ainsi la perte de 0,6% de croissance soit 60.000 à 80.000 emplois dans le bâtiment et les travaux publics.

À Clamart, je vous l’ai déjà dit, nous perdrons près de 5 millions d’euros. En raison de la gabegie de la municipalité précédente, nous devons réaliser 12,5 millions d’euros d’économies annuelles. Ce que François Baroin, accompagné de maires de droite, de gauche et indépendants, a dit hier au Premier Ministre c’est qu’il n’est pas trop tard pour conclure avec les collectivités locales un véritable pacte qui partage équitablement les responsabilités et serve à la fois la croissance et la réduction des déficits.

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