FILLON LE VOTE UTILE, MACRON LE VOTE FÉBRILE

A l’aube du premier tour, j’ai tenu à réaffirmer mon plein et entier soutien à François Fillon en cosignant, avec de très nombreux élus, la tribune intitulée « Fillon le vote utile, Macron le vote fébrile » qui vient d’être publiée sur le site du Huffington Post, consacrée aux 5 raisons qui font du vote pour François Fillon le véritable vote utile pour la France.

Je vous invite à la relayer le plus largement possible afin que la journée de dimanche soit marquée par la qualification de notre candidat au second tour !

FILLON LE VOTE UTILE, MACRON LE VOTE FÉBRILE

A quelques jours d’un scrutin décisif, les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille pour convaincre les indécis encore nombreux. Et comme souvent en fin de campagne, on voit se multiplier les appels au « vote utile »… que chacun interprète en fonction de ses intérêts.

Pour nous, il n’y a qu’un vote utile : celui qui permettra le redressement du pays après un quinquennat perdu qui a vu la France décrocher au plan économique et perdre du terrain sur la scène internationale.

Quant à Emmanuel Macron, son appel au vote utile est plutôt un signe de fébrilité. Rivé sur les sondages dont chacun connaît désormais les défaillances successives, le candidat qui marchait sur l’eau semble y voir son dernier espoir de convaincre. Agir de la sorte à 10 jours du premier tour en dit long sur la faiblesse de ses idées, de ses soutiens et du prétendu statut de favori asséné par les courbes d’opinion.
Le vote utile, c’est faire le choix d’une alternance claire et franche.

Les Français l’attendent.

Après 5 ans de hausse continue du chômage, d’imposition record, de fins de mois difficiles, de renoncements façon Léonarda et de scandales d’Etat incarnés par Jérôme Cahuzac, faut-il vraiment reconduire les sortants ? Faut-il vraiment faire confiance à Emmanuel Macron, lui qui a inspiré à l’Élysée et conduit à Bercy, la politique d’un échec retentissant au sein de l’équipe la plus décriée de la Ve République ?
Le vote utile, c’est choisir une majorité réelle.

Sans majorité parlementaire, aucun projet présidentiel n’est applicable. Les 577 candidats investis par François Fillon sont implantés dans leur circonscription. Ils connaissent depuis longtemps leurs concitoyens. Ensemble, ils partagent les mêmes valeurs et défendent le même projet. Chez Emmanuel Macron, une majorité au Parlement reste hypothétique et floue. Pour preuve, elle sera constituée de la plupart des députés socialistes investis au lendemain du premier tour, comptables du bilan de François Hollande. A ces sortants viendront s’agréger les recalés de tous bords tentant de se racheter une virginité après avoir été sanctionnés dans les urnes. Enfin, de nouveaux ambitieux choisis sur internet tenteront leur chance, sans implantation locale, en totale déconnexion avec les réalités du terrain.

Avec une majorité aussi hétéroclite, aussi inexpérimentée, prête à s’écharper à chaque projet de loi, la République portera en elle les germes d’une paralysie parlementaire propice, depuis toujours, aux extrêmes.

Le vote utile, c’est choisir un Président ancré dans la France et non hors-sol.

Emmanuel Macron n’a jamais été élu municipal, départemental ou régional. Il n’a jamais travaillé en dehors du centre de Paris. C’est peu de dire que sa proximité avec les Français et sa perception de leurs préoccupations souffrent d’un réel déficit. Voulons-nous vraiment un Président élu en terre inconnue ? Depuis toujours, le lien de François Fillon avec les Français est solide. Il repose sur un enracinement local, conforté par des victoires électorales dans son département et dans sa région.

Le vote utile, c’est choisir un Président qui a fait la preuve de son expérience.

Cette évidence a cruellement fait défaut pendant 5 ans.

Emmanuel Macron n’a jamais dirigé un Gouvernement, c’était déjà le cas de François Hollande… Il n’a jamais été élu au Parlement ni ailleurs.

Contraint de recourir constamment au 49.3, il n’a jamais su convaincre sa propre majorité lors de son bref passage en ministère.

Pour porter la voix de la France, il faut aussi de l’expérience dans un monde incertain où les grands dirigeants américains, chinois, turcs, russes agissent rapidement, brutalement et sans concession. Le prochain Président n’aura pas de période d’essai et chaque erreur peut s’avérer désastreuse à court terme pour l’équilibre du monde. Alors que la menace terroriste est omniprésente et mobilise l’ensemble de nos forces, quel crédit peut-on accorder à un candidat dont la priorité consiste à réorganiser l’ensemble de l’armée française pour accueillir des jeunes novices pendant un mois ?

Le vote utile, c’est enfin choisir un Président courageux.

Quels défis Emmanuel Macron a-t-il relevés pour nous convaincre de lui confier le gouvernail d’un pays malmené depuis 5 ans ? Quelles réformes a t-il achevées plutôt que de privilégier sa popularité ? A la fois pour les 35 heures et en même temps contre elles, à la fois pour l’ISF et en même temps contre lui, à la fois pour la déchéance de la nationalité des terroristes et en même temps dubitatif, Emmanuel Macron tente en permanence d’additionner les contraires… A l’opposé d’un exercice de convictions courageuses, il pourrait se voir décerner un brevet de Hollandisme dont l’indécision est la marque de fabrique.

En votant pour François Fillon, les Français donneront enfin à la France un Président que l’on n’intimide pas, qui ne renonce pas et qui sera soutenu par une majorité cohérente indispensable à la mise en œuvre de ses engagements. Voilà le vote utile.

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