Conseil de territoire

J’ai présidé mardi dernier le Conseil de territoire consacré notamment au débat d’orientation budgétaire.

L’occasion de refaire un point sur la situation financière difficile que vivent au quotidien les collectivités locales face au désengagement de l’Etat, qui s’illustre, sur la période 2014-2019, par une baisse de 11 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement. La perte pour le territoire Vallée Sud – Grand Paris représente à elle seule près de 3 millions d’euros de ressources pour l’année 2017.

Il ne faut pas s’étonner que, contrairement à l’Etat qui peut présenter des budgets en déséquilibre, le territoire soit obligé de faire des choix ! En étranglant les collectivités, l’Etat transfère sur elles le poids de la responsabilité de la pression fiscale. Les efforts que nous menons à l’échelle territoriale dépassent les clivages politiques tant ils sont nécessaires.

C’est pourquoi en tant que Président de Vallée Sud – Grand Paris, je suis heureux des choix que nous avons faits, car toutes les collectivités ne peuvent se prévaloir d’avoir la certitude de ne pas à avoir à augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les 7 prochaines années, ce que nous a permis le nouveau marché de collecte des déchets grâce aux 15% d’économies réalisées.

C’est dans cette continuité que j’ai annoncé que j’étudierai dès cette année, avec mes collègues Vice-Présidents, les conditions d’une harmonisation de la TEOM à l’échelle du territoire, et si cela est possible, je l’espère, d’une baisse.

Ce Conseil a enfin été l’occasion de déléguer aux communes l’exercice du droit de préemption urbain. L’Etat, au travers de la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté de janvier dernier, avait en effet décidé de transférer la compétence de plein droit aux Etablissements publics territoriaux, à l’instar de Vallée Sud – Grand Paris, du fait de leur compétence en matière de plan local d’urbanisme.

%d blogueurs aiment cette page :