Archive pour le 7 février 2010
vous avez dit « fasciste »?
Lors du dernier conseil municipal, plusieurs élus ont prononcé des noms d’oiseaux à mon égard et l’un d’entre eux s’est même aventuré à me traiter de « fasciste ».
C’est évidemment une insulte terrible pour ceux qui ont une conscience de ce qu’a été le fascisme et le malheur qui a touché ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale et les heures noires qui l’ont précédée et qui l’ont suivie.
Mais qu’ai-je donc bien pu dire pour provoquer la fureur de ces élus communistes et socialistes ?
Contrairement à ce qu’écrit l’un d’entre eux sur le site du PS local, je n’ai jamais insulté ni les Antillais ni les anciens combattants communistes. En revanche, j’ai souligné, alors que les élus remarquaient très contents d’eux qu’Aimé Césaire avait un passé très marqué à gauche, que la municipalité avait tendance à célébrer très souvent la mémoire de gens de gauche… Après la plaque de plusieurs milliers d’euros consacrée à Jean Jaurès, c’est maintenant au tour d’Aimé Césaire d’avoir un immense panneau sur la nouvelle place des Hauts de Clamart. Au passage, il faut effectivement remarquer que cette inauguration du 13 février arrive comme par hasard à un mois des élections régionales où le maire est à nouveau candidat… alors qu’elle est pourtant terminée depuis presque un an… mon intervention n’a jamais fait la moindre allusion au fait qu’Aimé Césaire était noir et il faut être bien mal intentionné pour faire ce type d’interprétation.
Sur cette remarque, le maire répond avec son agressivité habituelle que j’ignore peut-être qu’une stelle a été érigée en mémoire du général de gaulle…
Je lui réponds que je me souviens très bien de son inauguration où il a empêché le député de prendre la parole alors qu’il y était invité par l’association des Anciens Combattants (il avait même osé faire couvrir sa voix par la Marseillaise!)
Vient alors un couplet du maire contre son adversaire du Plessis-Robinson, coupable selon lui de débaptiser des noms de rue célébrant les anciens combattants pour les remplacer par des noms qui n’ont rien à voir.
On voit alors que le maire de Clamart, pourtant régulièrement candidat aux législatives, connait vraiment fort mal la circonscription, ce qui est d’ailleurs confirmé par les scores particulièrement bas qu’il réalise au Plessis-Robinson. Je lui explique alors que les noms qui sont donnés aux rues sont les noms originels qui existaient dès le départ dans le cadre des Cités-Jardins de cette commune.
Le ton monte et je suis accusé de baffouer la mémoire d’anciens combattants. Je fais alors allusion à la rue qui a été débaptisée pour lui redonner son nom originel lorsque la municipalité a découvert que l’ancien combattant en question était en fait mort avant la guerre. Il s’agit d’Alexis Martin, dont le nom figurait sur le monument des anciens combattants. La rue des vignes a donc retrouvé son nom, car celui de cet homme mort en 1938 à Malakoff n’avait rien à y faire, aussi grandes soient peut-être par ailleurs les qualités humaines de cet homme. J’ai retrouvé l’acte de décès d’Alexis Martin et je le tiens à la disposition des élus qui feraient mieux de réfléchir avant de lancer des insultes aussi gratuites.
Les anciens combattants de Clamart et de la circonscription savent que j’ai toujours été à leurs côtés dans les combats qu’ils mènent pour la juste reconnaissance de leurs droits et pour participer avec eux à l’expression du devoir de mémoire dont doivent s’emparer les nouvelles générations.
Ce sont les politiques de l’époque qui ont essayé de travestir la vérité en insultant ainsi toutes celles et tous ceux qui ont vraiment donné leur vie pour la France, qu’ils soient communistes ou gaullistes ou qu’ils soient tout simplement amoureux de leur pays et attaché à leur liberté et à celle de leurs enfants. Ce sont les élus de la majorité qui ont une capacité d’indignation manifestement forte que leur capacité d’écoute qui insultent la mémoire des anciens combattants en utilisant des mots comme « fasciste » de façon aussi ridicule.
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