Archive pour décembre 2009
Le bilan du conseiller régional, maire de Clamart
Sur le site du conseiller régional sortant et maire de Clamart, on peut télécharger (maintenant que les problèmes techniques ont été réparés) un document en cliquant sur « bilan du conseiller régional ». C’est en fait une vieille édition d’un document de propagande qui date de… 2006. Il semble que l’action n’ait pas été au rendez-vous entre 2006 et 2010… sauf pour dépenser l’argent du contribuable par des voyages inutiles et coûteux comme celui qui a été payé par nos deniers récemment pour aller à Copenhague. Comme si le déplacement de quelques élus régionaux avait une chance d’influer sur le résultat d’un somment aussi important.
Mais plus important, le conseiller régional sortant tente de défendre son bilan. Bien en peine pour dire quelles seraient les réalisations de sa majorité à la Région, y siégeant lui-même avec une légèreté certaine, le maire de Clamart tente plutôt de répondre aux critiques pourtant justifiées de l’UMP.
Je vous invite à lire la dernière édition du livre noir des régions socialistes en cliquant ici. Vous pouvez aller directement à la page 45 pour trouver ce qui intéresse directement notre Région. C’est édifiant.
Quelques exemples :
- Au palmarès des régions européennes en matière de fiscalité locales pour les entreprises, la région Ile-de-France, se classe 13e sur 13. C’est facile à retenir, elle est dernière… Ce classement a été établi en décembre 2007 par le cabinet Ernst et Young.
- L’augmentation de la fiscalité sur le prix de l’essence (TIPP) imposée en 2007 s’ajoute à la hausse de la taxe sur les cartes grises de 59 % que l’exécutif régional de gauche a imposée depuis 2004, ce qui représente un prélèvement annuel supplémentaire de plus de 210 millions d’euros. En effet, les Franciliens qui ont acheté une voiture neuve ou d’occasion ont payé la taxe sur leur carte grise 64€ de plus pour une 5CV et 115€ de plus pour une 9 CV. Cette mesure, socialement injuste, touchera 5 millions d’automobilistes pour qui la voiture est indispensable pour se rendre au travail.
- Depuis le début de la nouvelle mandature, la gauche a fait gonfler la dette régionale de +37 %. On peut condamner l’augmentation des impôts, et de la dette de notre région. Ces augmentations pourraient et ont pu en certaines circonstances et en d’autres temps se justifier. En effet, l’impôt ou l’emprunt n’est pas condamnable en soi, lorsqu’il s’agit de financer la construction de lycées par exemple. Or, en Ile-de-France, c’est exactement le contraire qui se produit. Malgré la hausse de la fiscalité et de la dette, les investissements reculent.
- Les investissements reculent : En 2004, ils représentaient 57 % du budget En 2009, ils ne représentent plus que 43 % du budget.
- Pour mémoire, les dépenses de fonctionnement par rapport à la population représentaient 67,32€/habitant en 1998. En 2009, elles
atteignent 200€/habitant.
- Contrairement aux annonces de l’exécutif, les dépenses de communication continuent d’augmenter. En 1998, ces dernières s’élevaient à 4,82 millions d’euros. Elles auront été multipliées par 4 pour atteindre en 2009 plus de 15 millions d’euros.
- Les frais de réception étaient de 0,762 millions d’euros en1998. Ils ont augmenté de + 160 % pour atteindre 1,950 millions d’euros en 2009.
Je vous invite tout particulièrement à aller lire la dernière page du chapitre consacré à l’Ile-de-France où sont reprises toutes les subventions les plus délirantes et autres gaspillages honteux. On pourrait en rire si ça n’était pas l’argent des Franciliens.
Campagne contre le bétonnage à Clamart
Retour sur l’article paru la semaine dernière dans le Parisien poru relayer l’action de l’association Vivre à Clamart. Beaucoup de Clamartois s’inquiètent légitimement des dérives de l’urbanisme initié par le maire.

DEBUT JANVIER, le conseil municipal abordera un morceau de choix : les cinq opérations d’urbanisme en cours dans la ville. Les enquêtes publiques se sont achevées il y a peu, au grand dam de riverains et de l’association Vivre à Clamart (VAC). Ceux-ci redoutent « des expropriations et un bétonnage » sur plusieurs parcelles. « Nous craignons que ces projets changent la structure de la ville. On va densifier au détriment de ce qui existe : des zones pavillonnaires. Ce n’est pas un problème politique. Nous sommes totalement indépendants », résume Bernard Garmirian, président de Vivre à Clamart. Créée il y a une quarantaine d’années, cette association estmembre d’Environnement 92. Avec un plan local d’urbanisme modifié, les cinq projets portés par la municipalité doivent permettre de construire des immeubles sur des terrains occupés par des maisons : deux opérations sont prévues aux abords de la D 906, dans le quartier Jean-Baptiste-Clément, une rue du Pavé-Blanc, et deux au niveau de l’îlot d’Arménie, près de l’hôpital Percy. « Le maire veut soigner ses entrées de ville, glisse un habitant. Il y aura peu d’expropriations au final mais, dans le quartier Arménie, ils pourront construire sur cinq étages. »
Le commissaire-enquêteur défavorable
Surprise : le commissaire-enquêteur a donné un avis défavorable sur la déclaration d’utilité publique des opérations prévues dans le quartier de Percy. A la mairie, on assure que le dossier sera élaboré à nouveau en tenant compte de ses remarques. La municipalité justifie ces procédures par l’arrivée du tramway T6 sur la D 906 et l’abandon du B 18, une voie rapide dans le quartier Percy. « Ces opérations d’urbanisme doivent permettre de revaloriser le tissu urbain en réalisant de petites opérations de logements et en créant des commerces », assure le maire (PS) Philippe Kaltenbach.
O.B.
Clamart intox présente ses condoléances… aux défunts !
Lors du dernier conseil municipal, nous avons eu la confirmation de la dérive municipale en matière de communication : il y aura désormais 8 pages de plus au journal municipal à la gloire du maire… 8 pages de plus alors que ce magazine semble ne pas être vraiment relu par l’équipe municipale qui souhaite depuis plusieurs mois ses condoléances aux défunts directement… au lieu de les présenter aux familles des personnes décédées ! une erreur qui se répète depuis des mois et qui montre bien que l’expansion de la communication municipale n’est vraiment pas une chose indispensable…
Compte-rendu du conseil municipal
0h50, c’est l’heure à laquelle s’est terminé le conseil municipal d’hier soir…
A l’ordre du jour, le Débat d’orientation budgétaire pour l’an prochain, qui nous a permis de faire plusieurs constats :
- concernant les impôts. Ils augmenteront l’an prochain comme tous les ans, à cause bases, mais concernant les taux, la municipalité joue à cache cache avec les Clamartois. Avant les élections, la gauche promet qu’ils n’augmenteront pas… Après les élections, on les augmente fortement. Et à l’approche des élections (régionales cette fois)… on ne les augmente pas. Clamartoises, Clamartois, attention, l’an prochain le maire ne sera candidat à aucune élection… préparez vos portefeuilles.
- concernant le fonctionnement. Les marges de manœuvres de la ville sont toujours extrêmement réduites et le poids du personnel dans la totalité du budget de fonctionnement réduit très fortement les budgets de dépenses dans chaque service. En clair, c’est plus de personnel mais avec moins de moyens.
- concernant l’investissement, l’adjoint chargé des finances a reconnu que son équipe était incapable aujourd’hui de donner un plan pluriannuel d’investissement bouclé. Autrement dit, ils ne savent pas financer leurs promesses de campagne. Il y a beaucoup plus de dépenses inscrites que de recettes prévues. IL a laissé entendre qu’il lui faudrait peut-être encore plusieurs années pour proposer un plan pluriannuel d’investissement définitif… on ose à peine lui demander si ça sera avant la fin du mandat… Plus grave encore, on s’aperçoit que la politique bling-bling de l’équipe municipale qui ne dépense que pour ce qui se voit, se traduit une fois de plus dans les chiffres. On e dépensera l’an prochain que 1,4 Million pour l’ensemble des rues de Clamart. C’est vraiment très peu comparé à l’état de nos rues et de nos trottoirs, à la nécessité d’enterrer les fils électriques qui pendouillent et à l’état du mobilier urbain. Les Verts se sont réjouis de voir que nos routes se dégradaient car « ça fait ralentir les automobilistes »… c’est une vision très optimiste de la sécurité routière peu ambitieuse pour notre cadre de vie. Quant aux investissements rendus nécessaires par la loi demandant à toutes les collectivités de rendre accessible aux handicapés l’ensemble des bâtiments communaux ; rien n’est prévu dans ce budget 2010. On attend sans doute le dernier moment pour commencer à s’en préoccuper, ce qui est vraiment irresponsable quand on sait qu’il faut que tout soit achevé avant 2015.
Passons rapidement sur les points relatifs à l’office municipal du tourisme qui a été créé pour supprimer l’ancien office du tourisme, qui marchait très bien, mais qui avait le gros inconvénient d’être présidé par l’une de mes colistières… La sanction n’a pas tardé. Il est purement et simplement supprimé. Les statuts ont été refusés par la préfecture et on nous a demandé de voter hier, 16 décembre 2009, le budget pour l’année 2009… Vous lisez bien, le budget 2009, et non celui de 2010.
Le point important concernait hier soir la problématique du bois de Clamart qui a été massacré par RTE et l’ONF avec la complicité silencieuse du maire et des Verts, qui, bien qu’alerté par l’opposition, n’ont rien fait pour empêcher ce carnage. Les Verts avaient déposé un vœu et nous en avions nous-mêmes déposé un également, afin de dénoncer ce qui s’est passé. Dans l’intérêt des Clamartois, et passant au-delà du fait que ni les Verts, ni le maire ne sont intervenus pour aider les Clamartois, nous avons voté un vœu commun à l’ensemble du conseil municipal qui condamne ce qui s’est passé et demande à tous les partenaires possibles de nous aider à financer les études et l’enfouissement.
Ceci dit, j’ai redis à quel point il nous paraissait anormal que la mairie ne se soit pas opposée à ce qui s’est passé. Nous avons également souligné qu’il était anormal de rejeter la question du financement de cette ligne Très Haute Tension sur autrui et qu’il fallait que la mairie s’implique financièrement dans ce dossier. La ville voisine a déjà payé sa part (150.000 €) et le maire de Clamart refuse de payer pour la partie clamartoise (150.000 € également). Nous avons tout de même obtenu un premier pas, puisque, chose nouvelle, le maire s’est dit prêt hier soir à payer 25.000 €. C’est manifestement tout à fait insuffisant, mais nous continuerons à mettre la pression pour que la Ville paye sa part. Car s’il est bien évident qu’il serait préférable de se faire payer la totalité des études et de l’enfouissement par de généreux donateurs, il faut être pragmatique et réalistes : nous devrons participer… et c’est assez logique, car ceux qui sont aujourd’hui pénalisés injustement, ce sont les Clamartois. J’ajoute que le maire ne manque pas d’audace lorsqu’il condamne la construction du collège des petits ponts sous la ligne à Haute Tension, lorsqu’il mène un projet de construction massive de logements juste au pied de l’un des pylônes en haut de l’avenue Jean-Baptiste Clément.
J’ai enfin posé une question orale au Maire concernant le scandale des centaines de livres anciens jetés à la poubelle par la mairie. Il a reconnu des « dysfonctionnements graves » tout en abordant cette problématique avec un certain mépris témoignant du peu d’intérêt qu’il prêt au patrimoine des Clamartois.

Au nom de toute l’équipe de notre association « Ecouter pour Agir » et du groupe que j’anime au sein du conseil municipal, nous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année à toutes les Clamartoises et tous les Clamartois.





