Retour sur les journées ratées de la démocratie locale virtuelle

Grandes affiches, banderoles, site Internet, blog spécifique, articles dans la presse. L’argent du contribuable a été utilisé dans la démesure pour tenter un « coup de com » et faire croire aux Clamartois que la démocratie locale fonctionnait à Clamart. Manifestement, ça n’est pas le cas. A peine une soixantaine de personne l’après-midi (seulement 38 personnes le matin) s’est déplacée pour ce qui devait être le grand rendez-vous démocratique de l’année (du mandat ?). Et encore, si l’on retire les élus, les employés communaux et les militants de gauche et d’extrême gauche, il n’y avait que très peu de Clamartois dans la salle.

Peu de chaises avaient été prévues dans la grande salle des fêtes, et malgré tout, beaucoup sont restées vides. Par contre, une caméra et le grand écran étaient de sortie car rien n’est trop beau pour sauver les apparences.
Résultat regrettable me direz-vous, tant il est vrai qu’on ne peut se réjouir de voir une démocratie locale être aussi moribonde. Certes. Mais j’y vois plutôt le symptôme d’une démocratie locale tellement malmenée depuis des années et des années, qu’elle ne parvient plus à avoir le sursaut attendu, même lorsque prestidigitateurs de la majorité veulent la réanimer artificiellement, ne serait-ce que le temps d’une journée.
Comment ont-ils pu penser faire illusion alors que depuis des années le maire :
• Fait main basse sur le service communication et le site Internet de la ville.
• Pollue Clamart Info (ou Intox?) avec ses arguments idéologiques et ses polémiques politiciennes.
• Accorde à l’opposition une tribune réduite à un confetti dans le journal municipal (1/6e de page).
• Placarde son portrait tous les 100 m sur les panneaux de la ville et dans tous les médias municipaux.
• Ne diffuse aucune information ni photo du député de la circonscription et des conseillers généraux de Clamart.
• Réduit les conseils de quartiers à de simples présentoirs de décisions déjà entérinées.
• Exclut certains membres de l’opposition des comités de pilotage.
Que dire aussi quand :
• Des élus de la majorité en présence du maire conspuent un ministre de la République et l’empêchent de dialoguer avec les Clamartois.
• Après une pseudo-concertation la piscine est autoritairement déplacée au Jardin Parisien.
• Le maire attend d’être condamné par le tribunal administratif pour accorder quelques lignes à l’opposition dans le bilan de mi-mandat.
• Le maire supprime le référendum d’initiative locale alors que les citoyens auraient voulu donner leurs avis sur l’intercommunalité.
Après tout ça, comment s’étonner encore que le refrain hypnotique de la majorité endorme les citoyens au lieu de les mobiliser au service de leur ville. La communication peut faire illusion, mais ne remplace par l’action authentique.
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