Archive pour avril 2009
Hommage aux victimes du génocide arménien : quand Huchon met Kaltenbach mal à l’aise…
J’ai assisté aujourd’hui à la cérémonie organisée à la mémoire des victimes du génocide arménien. Ce qui aurait du être un moment de recueillement collectif, détaché des préoccupations politiciennes, a une nouvelle fois été transformé par le maire de Clamart en prétexte à polémique politique.
Les représentants de la communauté arménienne étaient venus nombreux, de Clamart et d’Issy-les-Moulineaux. Le très révérend père et le pasteur étaient présents, ainsi que de nombreux porte-drapeaux et tout était réuni pour faire une belle cérémonie.
Lors de sa prise de parole, le maire, visiblement mal à l’aise et fermé, a revendiqué l’héritage législatif de Lionnel Jospin (il fallait oser) et a attaqué le gouvernement actuel. Il a ainsi estimé que le gouvernement « qui a la maitrise de l’ordre du jour » aurait déjà du faire voter une loi sanctionnant la négation du génocide arménien. C’est en effet un engagement de campagne de Nicolas SARKOZY et personne ne doute que celui-ci sera tenu, comme tous ceux qui l’ont déjà été en seulement deux ans… Autre signe de politisation de la manifestation, le maire adjoint aux cérémonies militaires m’a volontairement exclu de la remise de gerbe à laquelle je devais participer aux côtés de notre Conseiller général, Philippe PEMEZEC. Plus grotesque encore, le maire fait toujours un bloquage lorsqu’il lui faut citer le nom de « Pemezec » qu’il a appelé « représentant du Président Conseil général » alors qu’il saluait ensuite « la présence du Conseiller Général du bas Clamart, Vincent Gazeilles »
Mais la cérémonie ne s’est pas terminée comme l’espérait le maire de Clamart. Le premier socialiste de Clamart avait cru bon d’inviter le Président du Conseil Régional, Jean-Paul Huchon, qui repart en campagne, après avoir sauvé sa peau et éviter les condamnations judiciaires qu’il encourait dans l’affaire de l’emploi de sa femme… Ce dernier a pris la parole et ce qu’il a dit a été très remarqué…
Alors que le nom de Philippe PEMEZEC avait été soigneusement oublié, Jean-Paul HUCHON a salué « la présence du député »… en parlant justement du maire du Plessis-Robinson, notre conseiller général qui a été notre député et sera, nous l’espérons, notre prochain député.
Mieux, il a ensuite contredit ouvertement le maire de Clamart en lui rappelant que depuis la modification constitutionnelle, les parlementaires maitrisent en partie l’ordre du jour, démontrant ainsi sa méconnaissance des règles de notre République.
Ces anecdotes, au-delà de leur caractère amusant, n’en demeurent pas moins représentatives d’une attitude bien regrettable. Car une cérémonie aussi importante devrait être placée sous le signe de la dignité et du rassemblement. Une telle attitude n’est pas à la hauteur de l’enjeu et de l’événement. Une nouvelle preuve malheureuse du fait que Ph. Kaltenbach n’est décidément pas le maire de tous les Clamartois.
Histoire d’un journal qui dérange…
Merci d’abord à toutes les Clamartoises et les Clamartois qui nous ont accueilli chaleureusement sur les marchés de Clamart ce week-end, et qui ont manifestement plus d’humour que les socialistes de l’équipe municipale… qui ont manifestement été piqués au vif…
Ph. Kaltenbach prétend aujourd’hui que c’est le Canard enchaîné qui l’a appelé pour l’informer des pressions et des menaces qui ont effectivement été exercées à notre encontre. Les Clamartois restent juges du crédit que l’on peut porter à ces propos…
Le Canard enchaîné, averti par « certains de ses lecteurs » (on devine assez facilement lesquels) m’a effectivement contacté pour nous demander de ne plus diffuser d’autres « Clamart enchaîné » en invoquant une « atteinte à leur image ». Telle n’était naturellement pas notre intention et nous n’avons d’ailleurs nullement trahi l’esprit du célèbre journal. Je les ai d’ailleurs invités à venir voir de plus près ce qui se passe dans notre ville où certains pourraient facilement se faire « canarder » par la presse…
Sur le fond, je remarque que pour la première fois depuis longtemps le maire s’est cru obligé de se justifier en donnant une multitude d’explications avec les méthodes habituelles (se comparer à d’autres lorsqu’on est manifestement en faute, botter en touche sur les sujets trop sensibles, attaquer lorsqu’on ne sait plus comment se défendre etc etc…).
Quoi qu’il en soit, soyez certains que nous continuerons, sous une forme ou sous autre, à informer les Clamartois pour dénoncer ce qui leur est caché et pour proposer des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Ca n’est pas la volonté socialiste de nous censurer qui nous arrêtera.
Une autre forme de démocratie, par Claude CHAPPEY, Conseillère municipale, groupe UMP Nouveau Centre
Claude CHAPPEY
Conseillère Municipale de l’opposition. Groupe UMP.
Commission Service à la Population
Commission Enseignement, Caisse des Ecoles
CCAS – Handicap
Le panneau annonce à Clamart comme dans les autres villes l’OTSI ou Office de Tourisme Syndicat d’Initiative. Créé en 1976 sous le mandat de Monsieur Fonteneau, jusqu’au 1er janvier 2009 il était géré par une association. Il a déménagé plusieurs fois avant de trouver sa place au 22, rue Paul Vaillant Couturier, à la porte du marché, au pied du Centre Culturel Jean Arp. Une maison de verre au cœur de la ville.
L’OTSI fait parti d’un réseau départemental, régional et national.
Vous me direz avec un soupçon d’ironie « un Office de Tourisme à Clamart – pourquoi ? ». Cette phrase, je l’ai souvent entendue, ce n’est ni Versailles, ni l’Alpe d’Huez ou Antibes. La ville n’organise pas de festival de cinéma ni celui de la BD, ce n’est pas un lieu de résidence privilégié… même si Alphonse Daudet y a séjourné, Arafat y a été hospitalisé, Loana soigne sa déprime et Amandine y est née. C’est méconnaître le rôle d’un Office de Tourisme : c’est avant tout la vie de la ville, son image, sa devise : « accueil, information, sourire ».
Je vous conseille de pousser la porte un samedi matin par exemple, c’est l’effervescence. La conseillère en séjour de permanence et une bénévole s’activent pour répondre à chacun : les activités pour des enfants de 5 et 7 ans, les adresses d’agences immobilières, la « Flânerie » en anglais, des renseignements sur le Puy du Fou, la vente d’un disque de stationnement ou des places pour le « Petit Théâtre des Rochers ».
Le téléphone sonne, un correspondant souhaitant la liste des hôtels près de l’hôpital Béclère et se rassurer sur la sécurité de la ville (une ville de banlieue !) Sans oublier les habitués qui se servent sur les présentoirs : horaires des bus, programme du cinéma, plan de Clamart, randonnées pédestres etc…
Quelques chiffres :
Nombre de visiteurs accueillis : 5566
Nombre d’appels téléphoniques : 1441
Nombre de courriers reçus : 1162
Nombre de courriel reçus : 2981
Nombre d’heures d’ouverture : 13572
Derrière les administratives, l’équipe des bénévoles participe à la dynamique de ce lieu, chacune a sa spécialité : trésorière, responsable des sorties et visites du patrimoine, des parutions. Ensemble nous participons à de nombreux évènements comme le rallye pédestre sur le thème de l’Arbre ou la vente des livres pour le Téléthon avec un stand sur le marché les samedis de novembre et décembre.
Aujourd’hui, l’O.T. change de régime.
Ce n’est plus une association mais un bureau de tourisme en régie municipale sous l’égide de la communication. Ceci s’est concrétisé par la suppression de la subvention (4000 €) en 2008 et la radiation des trois conventions liant la Ville à l’association : mise à disposition du personnel, locaux et matériel, subvention… ceci sans lettre officielle d’accompagnement à transmettre à la Fédération et au Préfet.
Cette décision a été clairement confirmée par M. le Maire lors de l’ Assemblée Générale le 17 février. L’explication : l’instauration de la taxe de séjour utilisée à des fins touristiques, elle permettra de mettre en valeur la promotion de la ville, dépliants, flyers, bornes touristiques. Lors de cette réunion, la dissolution de l’association a été soumise au vote : contre 38, pour 12, abstention 1.
Motivation du vote contre, la perte des sorties culturelles et surtout le coté chaleureux, humain et efficace de l’accueil.
Il existe 4 types de gestion d’O.T. : associatif, EPIC, régie directe municipale à autonomie financière et SEM. Si 87 % des O.T. sont associatifs, ce n’est pas innocent. C’est une question de disponibilité, de souplesse, de réactivité et de créativité.
Les situations se suivent et ne se ressemblent pas !
A Clamart, l’O.T. est repris par la Ville, à Boulogne, le bureau de Tourisme Municipal devient Office de Tourisme associatif.
« Une autre forme de démocratie ».







