Paris Métropole

Vous avez sans doute entendu parler de la Métropole du Grand Paris. grand parisCette nouvelle collectivité locale démarrera ses activités le 1er janvier 2016. Elle a été créée par la loi du 27 janvier 2014. Elle s’étend sur l’ensemble de Paris et des départements de la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis) et des communes limitrophes candidates. Elle regroupera 124 communes dont Paris, soit 6,7 millions d’habitants. Cette création s’accompagne de la suppression de toutes les intercommunalités.

Cohérence métropolitaine et simplicité administrative, on veut croire à une belle réforme, d’autant qu’elle va concentrer des moyens colossaux.

Mais les vieux démons de l’administration française et des jeux politiciens sont déjà penchés sur le berceau du bébé…

Comme trop souvent, lorsqu’on nous promet de simplifier il faut craindre la complexification : plus de couches dans le millefeuille administratif, des compétences floues, pour le moment, permettant à tout le monde de s’occuper de tout…. Et dans un système qui n’est pas toujours très démocratique.

Pour éviter que cette réforme ne vienne allonger la liste des idées gâchées, il faut que les élus de terrain fassent entendre les voix du bon sens et du pragmatisme. En tant que maire de Clamart, je me bats pour cela et pour défendre les intérêts des Clamartois au sein des instances qui préparent le passage à la métropole.

Sur les compétences d’abord, certaines doivent rester municipales : je pense à l’urbanisme et au cadre de vie principalement. Je me suis notamment battu pour que les Offices publics comme Clamart Habitat restent municipaux et que les PLU puissent le demeurer également.

S’agissant du Territoire dont Clamart fera partie au 1er janvier 2016, la loi ne nous laisse pas le choix, qui nous contraint à créer un territoire d’au moins 300 000 habitants tout en nous interdisant de nous allier avec Grand Paris-Seine Ouest qui est considéré comme un « invariant » par les services de l’État. Il ne reste donc plus qu’à nous unir avec nos voisins et amis de la communauté de communes de Châtillon-Montrouge (2 communes, 83 000 habitants) et de la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre (7 communes, 187 000 habitants). Avec la Communauté d’agglomération de Sud de Seine (4 communes, 146 000 habitants) dont Clamart est membre, ce territoire comprendrait ainsi 416 000 habitants.

La gauche clamartoise et celle de Sud-de-Seine voudraient que nous nous allions au-delà et que nous nous mariions avec la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (7 communes du Val-de-Marne, 206 000 habitants) qui comprend notamment les villes de Fresnes, Gentilly, Arcueil, Le Kremlin-Bicêtre, Villejuif. Le territoire comprendrait alors 622 000 habitants et serait un monstre technocratique sans cohérence car ces villes du Val-de-Marne n’appartiennent pas au même bassin de vie que Clamart, Châtenay-Malabry, Malakoff ou Châtillon.

Là encore, bon sens et pragmatisme doivent prévaloir.

À mon initiative, le conseil municipal de Clamart a donc adopté le 29 septembre dernier un vœu pour que les services de l’État choisissent la première option, qui est plus respectueuse des citoyens et du cadre de vie. Il est regrettable que l’opposition ait ainsi joué contre l’intérêt des Clamartois.

A travers ce blog, je continuerai bien évidemment à vous tenir au courant de ces évolutions majeures pour notre commune et pour notre environnement direct.

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