Jean-Didier Berger

Visite du supermetro de Londres

IMG_4941.JPG IMG_9480Le projet de la gare du Grand Paris Express est une chance formidable pour Clamart. Comme tout changement il génère naturellement des inquiétudes. Les riverains et notamment ceux regroupés au sein de l’ARGC (Association des Riverains de la Gare de Clamart) m’avaient sollicité avant mon élection pour connaître ma position.

Je leur avais alors proposé d’aller voir par nous-même un autre projet de supermetro. Avec l’aide de la Société du Grand Paris c’est aujourd’hui chose faite et je m’en réjouis.

Nous avons pu visiter un chantier complexe situé à proximité directe de nombreux équipements publics (école, hôpital, centre commercial) et d’habitations. Une gestion minutieuse du projet permet de limiter les nuisances au maximum et de garantir la qualité de l’ouvrage.

Avec l’association et mon adjoint en charge des transports et du projet du Grand Paris, Serge Kehyayan, nous avons pu poser de nombreuses questions concrètes sur la mise en œuvre de ce chantier. Une visite très utile pour l’avenir.

La sécurité alimentaire comme préalable

photoLe Parisien revient ce matin sur l’arrêté que j’ai pris pour interdire la distribution de boisson et de nourriture à l’Autrement bon. Ce lieu de restauration, au cœur du théâtre Jean Arp, était géré depuis plusieurs années par une association.

 

A l’origine, il y a une visite des équipes de la Cuisine Centrale de Clamart, qui passent dans tous les établissements publics de la commune pour contrôler les conditions d’hygiène et de sécurité. Ils trouvent une situation plus que problématique à la cuisine de La Fourche où l’association réalisait une partie de ses préparations… Cela les incite naturellement à pousser leurs investigations jusqu’au au théâtre, où ils constatent une situation inacceptable : saleté, licence non affichée, produits périmés et étagères de stockages encastrées dans les urinoirs…

 

Informé, je ne pouvais évidemment accepter que la sécurité alimentaire des Clamartoises et des Clamartois soit ainsi mise en danger.

 

La convention signée avec cette association, qui n’avait d’ailleurs pas été renouvelée, me permettait de mettre un terme définitif à son activité, sans indemnité ni préavis.

 

J’ai naturellement commencé par interdire que l’activité se poursuive dans ces conditions et j’ai demandé à l’association d’apporter des garanties quant à sa capacité à se mettre en conformité avec ses obligations. Je l’ai reçue aujourd’hui, mardi 20 janvier, avec ma collègue de Bagneux, Présidente de la Communauté d’Agglomération qui gère le théâtre Jean Arp.

 

Comme trop souvent, certains tentent de faire de la récupération politique et d’instrumentaliser l’association, montrant ainsi le peu de respect qu’ils ont pour l’intérêt des Clamartois.

 

Avec mon équipe, nous faisons la part des choses : ce lieu doit continuer à promouvoir l’insertion des personnes en situation de handicap. Si l’association actuelle veut concourir à l’appel à projets que nous allons lancer en ce sens, elle sera la bienvenue, dès lors qu’elle démontre qu’elle est capable de respecter les conditions normales d’hygiène et de sécurité, sur lesquelles nous ne saurions transiger.

12 morts, 65 millions de blessés

Je suis CharlieJ’ai présidé hier une minute de silence dans les Jardins de l’Hôtel de Ville. Agents de la Ville, Clamartois, élus de la majorité et de l’opposition étaient là. Aujourd’hui, tous les conseillers régionaux étaient réunis pour le dévoilement d’une toile en hommage aux victimes.

Dans cette période de recueillement, il n’était pas possible de tenir des manifestations festives. Les cérémonies de vœux de la Ville n’auront donc pas lieu. Nous avons pris en outre les mesures de sécurité qui s’imposent en appliquant le plan Vigipirate-attentat et en renforçant la sécurité des bâtiments municipaux, notamment des écoles. La Police municipale, en coordination avec la Police nationale, est parfaitement mobilisée et assure sur le terrain une présence renforcée. Je vous tiendrai naturellement informés des mesures supplémentaires que nous pourrions être amenés à prendre dans les semaines qui viennent.

Mercredi, dans les heures qui ont suivi l’attaque contre Charlie Hebdo, il n’était pas possible d’annuler les vœux aux forces vives. J’ai fait de cette réunion un moment de recueillement. Avant l’observation d’une minute de silence, j’ai prononcé les quelques mots suivants :

« Aujourd’hui notre pays est sous le choc, notre pays est en deuil. Et encore le mot deuil est faible. Nous sommes blessés, meurtris, sidérés. La République et la Nation sont touchées en plein cœur. Les terroristes, car il faut mettre un mot sur la réalité, les terroristes ont voulu toucher à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, aux valeurs de la démocratie. 12 morts, 11 blessés, Cabu, Wolinski, des noms qui résonnent dans nos cœurs et dans nos têtes.

Les terroristes ont pointé leurs armes sur eux, ils ont tiré, ils les ont tués. Mais ne vous y trompez pas, nous sommes tous visés par les terroristes, nous sommes tous visés par leur barbarie. Ils ont tué 12 journalistes et policiers aujourd’hui mais ce n’est pas le journalisme et la police qu’ils veulent éradiquer, c’est notre mode de vie et notre civilisation. Parce que nous sommes libres, parce que nous sommes différents et que nous aimons nos différences, parce que chacun a sa place en France, laïc, athée, musulman, juif, chrétien. Ils s’attaquent à Charlie Hebdo pas uniquement pour Charlie Hebdo, ils s’attaquent à Charlie Hebdo pour attaquer la France et les Français. Alors face à ces gens aujourd’hui nous devons nous lever, comme une seule nation, cette belle nation française que nous sommes et leur dire que nos valeurs sont plus fortes que leurs armes. »

La Police municipale opérationnelle

Police municipaleJ’ai toujours pensé que la sécurité était d’abord l’affaire de l’Etat. Toutefois quand les conditions de vie des Clamartoises et des Clamartois se dégradent, nous ne pouvons rester sans réagir.

C’est la raison pour laquelle j’ai proposé la création d’une véritable Police Municipale lors de la campagne électorale. Les recrutements sont aujourd’hui bien avancés. La vingtaine d’agents nécessaire sera bien en place avant la fin de l’année.

Par ailleurs, cet effectif pourra s’appuyer sur un réseau de vidéoprotection que nous allons déployer au fur et à mesure en concertation avec les Conseils de quartier.

Cette politique nouvelle de sécurité représente un effort financier important, dans un contexte budgétaire difficile. Je suis certain que chacun mesure bien l’effort qui est celui de la Ville de Clamart. Mais la sécurité de nos concitoyens est une véritable priorité et il est logique qu’elle se traduise dans les actes. C’est aussi de cette façon que nos pouvons redonner confiance en la politique : par l’action et le respect de la parole donnée.

Le Gouvernement prône l’effort, mais c’est toujours celui d’autrui

monnaieLa crise mondiale a touché de plein fouet de nombreux pays. La France n’échappe pas à la règle. Que les Gouvernements successifs demandent des efforts à tous dans ce contexte n’est pas anormal. Ce qui est néanmoins choquant c’est qu’il puisse demander des efforts importants aux autres sans en faire lui même dans les mêmes proportions voire dans des conditions qui soient exemplaires.

Or, l’Etat fait porter l’essentiel des efforts sur les collectivités locales, non sans un certain cynisme. Alors qu’elles vont devoir continuer de gérer pour le compte de l’Etat les mêmes compétences de proximité, elles recevront beaucoup moins d’argent pour le faire. Pour Clamart, ce sont plus de 5 Millions d’€ qui nous seront ainsi retirés en 5 ans. Dans le même temps, l’Etat considère que de voir ses propres dépenses augmenter moins vite que d’habitude serait un effort suffisant.

L’Etat impose par ailleurs de nouvelles charges aux communes. Les nouvelles activités périscolaires nous coûtent 1 Million d’€ par an, mais l’Etat n’en finance que la moitié. C’est donc un déficit supplémentaire de 500.000€ qui est généré mécaniquement. Pire, l’Etat demande à des communes déjà mal en point de financer une solidarité entre elles. Une solidarité qui augmente chaque année un peu plus. Cerise sur le gâteau, c’est l’Etat qui décide de l’évolution des salaires des agents de la fonction publique territoriale et peut ainsi décider d’augmentations qui ne lui coûtent rien… puisqu’elles sont financées par les communes.

La vérité politique est simple : parce que de très nombreuses communes ont été conquises par la Droite et le Centre lors des dernières élections, le gouvernement socialiste a décidé de sacrifier ces collectivités. Il s’agit là d’une tentative de transfert de fiscalité : on supprime les recettes, on augmente les dépenses imposées… pour obliger les Villes de droite à augmenter les impôts.

Avec mon équipe, nous nous refusons à tomber dans ce piège inacceptable et anti-démocratique qui remet en cause la liberté constitutionnelle d’autonomie des collectivités locales. C’est par la meilleure gestion du budget communal que nous repousserons cette pression exercée sur les collectivités locales, en espérant qu’un prochain Gouvernement cessera d’utiliser ces méthodes inacceptables.

Paris Métropole

Vous avez sans doute entendu parler de la Métropole du Grand Paris. grand parisCette nouvelle collectivité locale démarrera ses activités le 1er janvier 2016. Elle a été créée par la loi du 27 janvier 2014. Elle s’étend sur l’ensemble de Paris et des départements de la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis) et des communes limitrophes candidates. Elle regroupera 124 communes dont Paris, soit 6,7 millions d’habitants. Cette création s’accompagne de la suppression de toutes les intercommunalités.

Cohérence métropolitaine et simplicité administrative, on veut croire à une belle réforme, d’autant qu’elle va concentrer des moyens colossaux.

Mais les vieux démons de l’administration française et des jeux politiciens sont déjà penchés sur le berceau du bébé…

Comme trop souvent, lorsqu’on nous promet de simplifier il faut craindre la complexification : plus de couches dans le millefeuille administratif, des compétences floues, pour le moment, permettant à tout le monde de s’occuper de tout…. Et dans un système qui n’est pas toujours très démocratique.

Pour éviter que cette réforme ne vienne allonger la liste des idées gâchées, il faut que les élus de terrain fassent entendre les voix du bon sens et du pragmatisme. En tant que maire de Clamart, je me bats pour cela et pour défendre les intérêts des Clamartois au sein des instances qui préparent le passage à la métropole.

Sur les compétences d’abord, certaines doivent rester municipales : je pense à l’urbanisme et au cadre de vie principalement. Je me suis notamment battu pour que les Offices publics comme Clamart Habitat restent municipaux et que les PLU puissent le demeurer également.

S’agissant du Territoire dont Clamart fera partie au 1er janvier 2016, la loi ne nous laisse pas le choix, qui nous contraint à créer un territoire d’au moins 300 000 habitants tout en nous interdisant de nous allier avec Grand Paris-Seine Ouest qui est considéré comme un « invariant » par les services de l’État. Il ne reste donc plus qu’à nous unir avec nos voisins et amis de la communauté de communes de Châtillon-Montrouge (2 communes, 83 000 habitants) et de la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre (7 communes, 187 000 habitants). Avec la Communauté d’agglomération de Sud de Seine (4 communes, 146 000 habitants) dont Clamart est membre, ce territoire comprendrait ainsi 416 000 habitants.

La gauche clamartoise et celle de Sud-de-Seine voudraient que nous nous allions au-delà et que nous nous mariions avec la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (7 communes du Val-de-Marne, 206 000 habitants) qui comprend notamment les villes de Fresnes, Gentilly, Arcueil, Le Kremlin-Bicêtre, Villejuif. Le territoire comprendrait alors 622 000 habitants et serait un monstre technocratique sans cohérence car ces villes du Val-de-Marne n’appartiennent pas au même bassin de vie que Clamart, Châtenay-Malabry, Malakoff ou Châtillon.

Là encore, bon sens et pragmatisme doivent prévaloir.

À mon initiative, le conseil municipal de Clamart a donc adopté le 29 septembre dernier un vœu pour que les services de l’État choisissent la première option, qui est plus respectueuse des citoyens et du cadre de vie. Il est regrettable que l’opposition ait ainsi joué contre l’intérêt des Clamartois.

A travers ce blog, je continuerai bien évidemment à vous tenir au courant de ces évolutions majeures pour notre commune et pour notre environnement direct.

Très belle année 2015 !

fibre-optiqueFort de la confiance que vous nous avez accordée en mars dernier, toute mon équipe et moi-même nous sommes plongés avec enthousiasme et passion dans les dossiers primordiaux pour notre commune : restructurer le budget municipal pour redresser les finances, mettre en place les activités périscolaires en quelques semaines, veiller aux intérêts de Clamart dans la mise en place du futur territoire, en pleine réforme des collectivités locales… Autant de dossiers fondamentaux pour ces premières semaines.

 

J’ai aussi voulu prendre le temps de réfléchir au devenir de ce blog.

 

Il était celui d’un conseiller municipal engagé pour faire évoluer les choses dans notre Ville, il doit désormais prendre une nouvelle dimension, d’abord pour vous rendre compte de mon action municipale, ses objectifs et aussi ses résultats. Ensuite pour vous tenir informés des évolutions importantes pour l’avenir de Clamart au sein du Grand Paris et des sujets nationaux et européens qui nous concernent. Il sera enfin le moyen de vous faire part de mes coups de cœur et de mes « cartons jaunes »…
Un blog qui, je l’espère, contribuera à nourrir le lien entre nous et continuera à rencontrer votre intérêt, qui s’est concrétisé jusqu’ici par des visites toujours plus nombreuses au fil des mois.

 

Mon premier message vous est naturellement adressé : je souhaite à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2015.

 

Jean-Didier Berger