Jean-Didier Berger

Ambiance fin de règne à la Région.

Après 17 ans à la tête de la Région et à quelques mois des prochaines élections régionales, IMG_1067 Jean-Paul Huchon n’a jamais été aussi contesté.

 

Rien d’étonnant me direz-vous avec un tel bilan… Certes. Car rien, dans les problèmes majeurs des Franciliens n’a été réglé depuis 1998 : la crise du logement est massive, les transports sont en panne, les lycées sont pleins et le chômage francilien bat de tristes records. Dans les compétences stratégiques de la Région, force est de constater l’échec de l’exécutif régional. Sans parler du dérapage fiscal.

 

Mais la nouveauté c’est que la contestation de Monsieur Huchon dépasse les clivages habituels. C’est une guerre ouverte interne au PS qui s’est déclarée. La Première Vice-Presidente, celle qui cautionne tout depuis le premier jour se désolidarise aujourd’hui. Elle est pourtant loin d’incarner le renouveau des idées, des méthodes et des équipes puisqu’elle a toujours été aux commandes du système Huchon… On parle de primaires au sein du PS… Seul un tiers des élus PS de la Région soutient Monsieur Huchon qui a par ailleurs toutes les peines du monde à monter un comité de soutien. Pas d’élu du 93… Seulement 2 de Paris… Quel désamour.

 

Pendant ce temps Valerie Pécresse a su rassembler autour d’elle et depuis longtemps, une équipe jeune et renouvelée qui montre son unité sans faille. Présidente du groupe, elle a été naturellement investie, mais de façon unanime et rapide ce qui tranche avec la situation du PS. Mais surtout elle arrive avec les idées neuves dont l’île de France a terriblement besoin. De bonne augure pour la suite des événements.

Désintoxiquer nos finances

arg1Cette semaine, comme je m’y étais engagé pendant la campagne des municipales, j’ai mis un terme aux emprunts toxiques qui avaient été contractés par l’équipe municipale précédente. Des emprunts classés 6F sur la charte de Gissler, c’est-à-dire les plus graves qui puissent exister.

Au cours des années 2000, un grand nombre de maires, dont le maire de Clamart de l’époque ont cédé aux sirènes des banques qui leur proposaient des emprunts magiques à formule extrêmement compliquées.

Évidemment, il n’y a pas de magie en matière bancaire. Ces emprunts ont transformé la Ville de Clamart en véritable spéculateur. Les taux dépendaient de l’évolution du dollar et du franc suisse par rapport à l’euro.

Une collectivité publique n’a pas à spéculer sur les marchés et c’est une municipalité de gauche qui a oublié cette évidence.

Nous avons négocié avec nos banquiers et nous avons transformé 3 emprunts toxiques en emprunts à taux fixe pour sécuriser pleinement  la Ville. De plus, nous l’avons fait à d’excellentes conditions car à des taux inférieurs à ceux qui auraient été obtenus à l’époque. Le budget de la commune et l’argent des Clamartois sera désormais à l’abri de la spéculation et de la volatilité des marchés financiers.

Détecteurs de fumée : protégeons le pouvoir d’achat des familles

Une loi de 2010 a prévu l’installation de détecteurs de fumée dans les habitations. Pour les nouvelles locations, les textes sont clairs : la fourniture et l’installation sont à la charge du propriétaire, l’entretien à la charge du locataire. En revanche, pour les baux en cours, la loi ALUR du 24 mars 2014, dite loi Duflot a laissé la responsabilité de l’installation au locataire. Cette loi prévoit que le propriétaire n’a qu’à fournir le détecteur de fumée et non à l’installer.

 

Pour simplifier les démarches des locataires de Clamart Habitat nous avions obtenu auprès d’une entreprise spécialisée un prix d’installation de 15 € afin de proposer à tous une installation de qualité à prix négocié.

 

Un décret du 2 février 2015 a néanmoins semé la confusion. Pour que les choses soient simples et claires, nous avons décidé que Clamart Habitat prendra entièrement à sa charge l’installation des détecteurs pour un coût total de 40 000 €. Cela garantira une installation uniforme, rapide, sûre et de qualité sur l’ensemble du patrimoine de Clamart Habitat.

 

Alors que la crise touche durement tous les Français et notamment les plus modestes, j’ai tenu à prendre cette décision de préservation du pouvoir d’achat, comme j’avais dès mon arrivée décidé le gel des loyers pour 2014 comme pour 2015.

 

Surveillance « sur ordre de la hiérarchie »

Voici le reportage diffusé sur France Bleu au sujet de la plainte que la Ville va déposer.

 

Des procès-verbaux de constats établis par les agents de la garde municipale (aujourd’hui appelée Police municipale) ont été portés à la connaissance de la nouvelle municipalité. Ces procès-verbaux couvrent une période allant du début de septembre 2011 jusqu’à juillet 2012. Ils révèlent que durant cette période les agents de la garde municipale ont reçu pour ordre « de leur hiérarchie » de se livrer à une surveillance systématique quasi quotidienne, parfois même plusieurs fois par jour, de notre local UMP de Clamart situé 2, rue Pierre Baudry à Clamart.

 

Je suis profondément choqué. Choqué que les services publics, en l’occurrence la garde municipale, aient été ainsi utilisés. Choqué que mes activités de chef de l’opposition d’alors ait été surveillées, quotidiennement, pour obtenir on ne sait quel renseignement, on ne sait quel avantage. Ce sont des méthodes qui n’ont pas leur place dans une démocratie locale moderne et apaisée.

 

Toute la lumière doit être faite sur cette surveillance systématique et manifestement excessive. Qui l’a demandée ? Dans quel but ? Je ne rentrerai pas dans la polémique car c’est à la Police et à la Justice de faire toute la lumière sur cette affaire. Toutefois, vu la gravité des faits, je ne peux les passer sous silence.

 

Conseil Municipal du 12 février 2015

Le prochain Conseil municipal aura lieu demain jeudi 12 février à partir de 19 heures à l’Hôtel de Ville, salle du conseil. Parmi les points notables à l’ordre du jour :

– un débat sur les orientations générales du Plan d’aménagement et de développement durable (élément du PLU) ;

– le débat d’orientation budgétaire pour 2015 dans un contexte de réduction drastique des dotations de l’État ;

– un important protocole permettant de sortir la Ville des emprunts toxiques contractés par la précédente municipalité, ce qui mettra les finances de la municipalité à l’abri de la spéculation.

Je suis certain que vous viendrez nombreux pour assister à ce conseil intéressant l’avenir de la commune

 

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Départementales – Retour sur notre lancement de campagne…

Dimanche 1er février, Isabelle Debré et moi-même avons lancé notre campagne pour les élections départementales aux côtés de nos suppléants Christine Quillery et Bertrand Voisine. Plus de 500 militants de Vanves et Clamart étaient réunis pour nous manifester leur soutien dans une ambiance festive et conviviale. Avec Isabelle, Christine et Bertrand nous sommes candidats car aujourd’hui il faut faire le choix de l’efficacité. Il y au moins trois types de raison de faire ce choix.

  • Aujourd’hui, Vanves et Clamart ont besoin de représentants qui défendent les intérêts des habitants dans la majorité départementale, plutôt que des intérêts politiciens dans l’opposition. Le Conseil général gère des compétences structurantes, notamment l’immense compétence sociale avec l’insertion des demandeurs d’emploi et l’autonomie des personnes âgées ou bien encore les transports. Vanves et Clamart doivent être défendues. Nous ne pouvons plus nous passer du soutien du Conseil général.
  • Les institutions locales en Île-de-France sont remises en cause par la création de la Métropole et le remplacement des intercommunalités par les « territoires ». Ce Big Bang territorial qui ne simplifie rien et qui rend les choses encore moins lisibles et moins démocratiques pour le citoyen nécessite des élus aguerris, en contact avec les Français et qui ne laisseront rien passer au gouvernement. Comment pourrions-nous faire confiance à des élus qui se présentent aux élections départementales… pour supprimer les départements – signe qu’ils en ignorent l’importance…
  • Il y aura évidemment une lecture nationale du résultat des élections départementales, il faut donc en profiter pour envoyer un message au gouvernement. Aujourd’hui, le gouvernement agit comme si le chômage n’était pas à son plus haut niveau historique. Sur le problème numéro 1 pour la France et les Français, rien ne se passe. Disons à François Hollande et Manuel Valls qu’ils ne peuvent pas se contenter de vaines paroles, il faut agir maintenant.

Alors les 22 et 29 mars, faites le choix de l’efficacité !

Premier Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de la mandature

005Le 26 janvier 2015, j’ai réuni le premier Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de la mandature. Cette instance, présidée par le Maire, coordonne tous les acteurs de la sécurité à l’échelle de la commune : services de l’État, parquet, police nationale, grands services publics comme la SNCF et la RATP, élus locaux et bien sûr les élus municipaux et la police municipale.

Je vous l’ai dit pendant la campagne électorale, je considère que la sécurité est une compétence régalienne et que c’est l’État qui devrait l’assurer. Alors que les vols à la tire et les cambriolages sont toujours à des niveaux inquiétants et que les violences sont en hausse de 8%, les Clamartois réclament depuis longtemps plus de sécurité. Le Maire se doit de prendre ses responsabilités. Pour ces raisons, j’ai choisi de créer une véritable police municipale et d’installer la vidéo-protection sur notre territoire. Ce CLSPD était l’occasion d’actualiser et de réécrire une stratégie de sécurité municipale qui n’était plus adaptée et qui avait prouvé son incapacité à satisfaire les Clamartois. J’ai pu m’appuyer sur l’expertise des élus municipaux, comme Bernard Bouzon, adjoint à la sécurité, et sur celle des services de la Ville, notamment le chef de la police municipale, Jean-Marc Legrand.

Nous avons adopté 3 axes d’action :

 

  • 1) Améliorer et maitriser la sureté et la tranquillité publique, par une meilleure coordination des partenaires et une plus grande proximité avec les habitants

Dans le cadre de cet axe, la police municipale est sur le terrain, au plus près des habitants pour réprimer la délinquance comme les incivilités. J’ai la conviction que le sentiment d’impunité qui nourrit la grande délinquance naît dans l’absence de répression des plus petites offenses.

C’est aussi dans ce cadre que nous déploierons la vidéoprotection. Ce déploiement fera l’objet d’une concertation quartier par quartier. Tous les points stratégiques du Bas comme du Haut-Clamart seront couverts.

La coordination entre les forces de polices doit être aussi étroite que possible. Depuis la création de la police municipale, cette coordination est à Clamart tout à fait exemplaire. Le sous-préfet de notre arrondissement ainsi que la procureure ont également souligné l’importance pour les polices municipales d’être correctement équipées en matériel, notamment en armes adéquates.

 

  • 2) Prévenir les phénomènes de délinquance chez les mineurs et jeunes majeurs par le développement d’outils éducatifs et de prévention

Avant qu’il ne soit trop tard, il faut agir sur tous les facteurs qui peuvent conduire les jeunes vers la délinquance :

  • apporter une réponse individualisée à la situation des mineurs en rupture, accompagner les jeunes en errance dans leurs lieux de vie ;
  • prévenir le décrochage scolaire des collégiens ;
  • participer activement au développement de mesures alternatives aux poursuites (trvaux d’intérêt général, réparation pénale) ;
  • donner une réponse solennelle même à des faits de faible gravité (procédure de Rappel à l’ordre) ;
  • conforter les parents dans leur rôle éducatif et renforcer les liens sociaux.

 

  • 3) Renforcer la prévention des violences, des conduites à risques, l’accès aux droits et l’aide aux victimes.

Sous cet axe, nous réunissons toutes les actions de renforcement des liens sociaux avec notamment, l’éducation à la citoyenneté, la médiation, la prévention des comportements à risque, la lutte contre les violences faites aux femmes. Sur ce dernier point, nous bénéficierons de l’expertise de la Commissaire de la Police nationale de notre circonscription qui est référente départementale en la matière.

Quand il est devenu Premier ministre britannique en 1997, Tony Blair connaissait bien l’angélisme habituel de la gauche sur la sécurité. Il avait donc adopté pour slogan « dur contre la délinquance et dur contre les causes de la délinquance ». Avec la stratégie adoptée ce 27 janvier 2015 et les outils que nous mettons en place depuis le début de la mandature, nous nous dotons d’une politique globale, à la fois lucide et humaine, qui sera dure contre la délinquance et dure contre ses causes.

 

 

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Visite du supermetro de Londres

Le projet de la gare du Grand Paris Express est une chance formidable pour Clamart. Comme tout changement il génère naturellement des inquiétudes. Les riverains et notamment ceux regroupés au sein de l’ARGC (Association des Riverains de la Gare de Clamart) m’avaient sollicité avant mon élection pour connaître ma position.

Je leur avais alors proposé d’aller voir par nous-même un autre projet de supermetro. Avec l’aide de la Société du Grand Paris c’est aujourd’hui chose faite et je m’en réjouis.

Nous avons pu visiter un chantier complexe situé à proximité directe de nombreux équipements publics (école, hôpital, centre commercial) et d’habitations. Une gestion minutieuse du projet permet de limiter les nuisances au maximum et de garantir la qualité de l’ouvrage.

Avec l’association et mon adjoint en charge des transports et du projet du Grand Paris, Serge Kehyayan, nous avons pu poser de nombreuses questions concrètes sur la mise en œuvre de ce chantier. Une visite très utile pour l’avenir.

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La sécurité alimentaire comme préalable

photoLe Parisien revient ce matin sur l’arrêté que j’ai pris pour interdire la distribution de boisson et de nourriture à l’Autrement bon. Ce lieu de restauration, au cœur du théâtre Jean Arp, était géré depuis plusieurs années par une association.

 

A l’origine, il y a une visite des équipes de la Cuisine Centrale de Clamart, qui passent dans tous les établissements publics de la commune pour contrôler les conditions d’hygiène et de sécurité. Ils trouvent une situation plus que problématique à la cuisine de La Fourche où l’association réalisait une partie de ses préparations… Cela les incite naturellement à pousser leurs investigations jusqu’au au théâtre, où ils constatent une situation inacceptable : saleté, licence non affichée, produits périmés et étagères de stockages encastrées dans les urinoirs…

 

Informé, je ne pouvais évidemment accepter que la sécurité alimentaire des Clamartoises et des Clamartois soit ainsi mise en danger.

 

La convention signée avec cette association, qui n’avait d’ailleurs pas été renouvelée, me permettait de mettre un terme définitif à son activité, sans indemnité ni préavis.

 

J’ai naturellement commencé par interdire que l’activité se poursuive dans ces conditions et j’ai demandé à l’association d’apporter des garanties quant à sa capacité à se mettre en conformité avec ses obligations. Je l’ai reçue aujourd’hui, mardi 20 janvier, avec ma collègue de Bagneux, Présidente de la Communauté d’Agglomération qui gère le théâtre Jean Arp.

 

Comme trop souvent, certains tentent de faire de la récupération politique et d’instrumentaliser l’association, montrant ainsi le peu de respect qu’ils ont pour l’intérêt des Clamartois.

 

Avec mon équipe, nous faisons la part des choses : ce lieu doit continuer à promouvoir l’insertion des personnes en situation de handicap. Si l’association actuelle veut concourir à l’appel à projets que nous allons lancer en ce sens, elle sera la bienvenue, dès lors qu’elle démontre qu’elle est capable de respecter les conditions normales d’hygiène et de sécurité, sur lesquelles nous ne saurions transiger.

12 morts, 65 millions de blessés

Je suis CharlieJ’ai présidé hier une minute de silence dans les Jardins de l’Hôtel de Ville. Agents de la Ville, Clamartois, élus de la majorité et de l’opposition étaient là. Aujourd’hui, tous les conseillers régionaux étaient réunis pour le dévoilement d’une toile en hommage aux victimes.

Dans cette période de recueillement, il n’était pas possible de tenir des manifestations festives. Les cérémonies de vœux de la Ville n’auront donc pas lieu. Nous avons pris en outre les mesures de sécurité qui s’imposent en appliquant le plan Vigipirate-attentat et en renforçant la sécurité des bâtiments municipaux, notamment des écoles. La Police municipale, en coordination avec la Police nationale, est parfaitement mobilisée et assure sur le terrain une présence renforcée. Je vous tiendrai naturellement informés des mesures supplémentaires que nous pourrions être amenés à prendre dans les semaines qui viennent.

Mercredi, dans les heures qui ont suivi l’attaque contre Charlie Hebdo, il n’était pas possible d’annuler les vœux aux forces vives. J’ai fait de cette réunion un moment de recueillement. Avant l’observation d’une minute de silence, j’ai prononcé les quelques mots suivants :

« Aujourd’hui notre pays est sous le choc, notre pays est en deuil. Et encore le mot deuil est faible. Nous sommes blessés, meurtris, sidérés. La République et la Nation sont touchées en plein cœur. Les terroristes, car il faut mettre un mot sur la réalité, les terroristes ont voulu toucher à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, aux valeurs de la démocratie. 12 morts, 11 blessés, Cabu, Wolinski, des noms qui résonnent dans nos cœurs et dans nos têtes.

Les terroristes ont pointé leurs armes sur eux, ils ont tiré, ils les ont tués. Mais ne vous y trompez pas, nous sommes tous visés par les terroristes, nous sommes tous visés par leur barbarie. Ils ont tué 12 journalistes et policiers aujourd’hui mais ce n’est pas le journalisme et la police qu’ils veulent éradiquer, c’est notre mode de vie et notre civilisation. Parce que nous sommes libres, parce que nous sommes différents et que nous aimons nos différences, parce que chacun a sa place en France, laïc, athée, musulman, juif, chrétien. Ils s’attaquent à Charlie Hebdo pas uniquement pour Charlie Hebdo, ils s’attaquent à Charlie Hebdo pour attaquer la France et les Français. Alors face à ces gens aujourd’hui nous devons nous lever, comme une seule nation, cette belle nation française que nous sommes et leur dire que nos valeurs sont plus fortes que leurs armes. »

La Police municipale opérationnelle

Police municipaleJ’ai toujours pensé que la sécurité était d’abord l’affaire de l’Etat. Toutefois quand les conditions de vie des Clamartoises et des Clamartois se dégradent, nous ne pouvons rester sans réagir.

C’est la raison pour laquelle j’ai proposé la création d’une véritable Police Municipale lors de la campagne électorale. Les recrutements sont aujourd’hui bien avancés. La vingtaine d’agents nécessaire sera bien en place avant la fin de l’année.

Par ailleurs, cet effectif pourra s’appuyer sur un réseau de vidéoprotection que nous allons déployer au fur et à mesure en concertation avec les Conseils de quartier.

Cette politique nouvelle de sécurité représente un effort financier important, dans un contexte budgétaire difficile. Je suis certain que chacun mesure bien l’effort qui est celui de la Ville de Clamart. Mais la sécurité de nos concitoyens est une véritable priorité et il est logique qu’elle se traduise dans les actes. C’est aussi de cette façon que nos pouvons redonner confiance en la politique : par l’action et le respect de la parole donnée.

Le Gouvernement prône l’effort, mais c’est toujours celui d’autrui

monnaieLa crise mondiale a touché de plein fouet de nombreux pays. La France n’échappe pas à la règle. Que les Gouvernements successifs demandent des efforts à tous dans ce contexte n’est pas anormal. Ce qui est néanmoins choquant c’est qu’il puisse demander des efforts importants aux autres sans en faire lui même dans les mêmes proportions voire dans des conditions qui soient exemplaires.

Or, l’Etat fait porter l’essentiel des efforts sur les collectivités locales, non sans un certain cynisme. Alors qu’elles vont devoir continuer de gérer pour le compte de l’Etat les mêmes compétences de proximité, elles recevront beaucoup moins d’argent pour le faire. Pour Clamart, ce sont plus de 5 Millions d’€ qui nous seront ainsi retirés en 5 ans. Dans le même temps, l’Etat considère que de voir ses propres dépenses augmenter moins vite que d’habitude serait un effort suffisant.

L’Etat impose par ailleurs de nouvelles charges aux communes. Les nouvelles activités périscolaires nous coûtent 1 Million d’€ par an, mais l’Etat n’en finance que la moitié. C’est donc un déficit supplémentaire de 500.000€ qui est généré mécaniquement. Pire, l’Etat demande à des communes déjà mal en point de financer une solidarité entre elles. Une solidarité qui augmente chaque année un peu plus. Cerise sur le gâteau, c’est l’Etat qui décide de l’évolution des salaires des agents de la fonction publique territoriale et peut ainsi décider d’augmentations qui ne lui coûtent rien… puisqu’elles sont financées par les communes.

La vérité politique est simple : parce que de très nombreuses communes ont été conquises par la Droite et le Centre lors des dernières élections, le gouvernement socialiste a décidé de sacrifier ces collectivités. Il s’agit là d’une tentative de transfert de fiscalité : on supprime les recettes, on augmente les dépenses imposées… pour obliger les Villes de droite à augmenter les impôts.

Avec mon équipe, nous nous refusons à tomber dans ce piège inacceptable et anti-démocratique qui remet en cause la liberté constitutionnelle d’autonomie des collectivités locales. C’est par la meilleure gestion du budget communal que nous repousserons cette pression exercée sur les collectivités locales, en espérant qu’un prochain Gouvernement cessera d’utiliser ces méthodes inacceptables.

Paris Métropole

Vous avez sans doute entendu parler de la Métropole du Grand Paris. grand parisCette nouvelle collectivité locale démarrera ses activités le 1er janvier 2016. Elle a été créée par la loi du 27 janvier 2014. Elle s’étend sur l’ensemble de Paris et des départements de la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis) et des communes limitrophes candidates. Elle regroupera 124 communes dont Paris, soit 6,7 millions d’habitants. Cette création s’accompagne de la suppression de toutes les intercommunalités.

Cohérence métropolitaine et simplicité administrative, on veut croire à une belle réforme, d’autant qu’elle va concentrer des moyens colossaux.

Mais les vieux démons de l’administration française et des jeux politiciens sont déjà penchés sur le berceau du bébé…

Comme trop souvent, lorsqu’on nous promet de simplifier il faut craindre la complexification : plus de couches dans le millefeuille administratif, des compétences floues, pour le moment, permettant à tout le monde de s’occuper de tout…. Et dans un système qui n’est pas toujours très démocratique.

Pour éviter que cette réforme ne vienne allonger la liste des idées gâchées, il faut que les élus de terrain fassent entendre les voix du bon sens et du pragmatisme. En tant que maire de Clamart, je me bats pour cela et pour défendre les intérêts des Clamartois au sein des instances qui préparent le passage à la métropole.

Sur les compétences d’abord, certaines doivent rester municipales : je pense à l’urbanisme et au cadre de vie principalement. Je me suis notamment battu pour que les Offices publics comme Clamart Habitat restent municipaux et que les PLU puissent le demeurer également.

S’agissant du Territoire dont Clamart fera partie au 1er janvier 2016, la loi ne nous laisse pas le choix, qui nous contraint à créer un territoire d’au moins 300 000 habitants tout en nous interdisant de nous allier avec Grand Paris-Seine Ouest qui est considéré comme un « invariant » par les services de l’État. Il ne reste donc plus qu’à nous unir avec nos voisins et amis de la communauté de communes de Châtillon-Montrouge (2 communes, 83 000 habitants) et de la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre (7 communes, 187 000 habitants). Avec la Communauté d’agglomération de Sud de Seine (4 communes, 146 000 habitants) dont Clamart est membre, ce territoire comprendrait ainsi 416 000 habitants.

La gauche clamartoise et celle de Sud-de-Seine voudraient que nous nous allions au-delà et que nous nous mariions avec la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (7 communes du Val-de-Marne, 206 000 habitants) qui comprend notamment les villes de Fresnes, Gentilly, Arcueil, Le Kremlin-Bicêtre, Villejuif. Le territoire comprendrait alors 622 000 habitants et serait un monstre technocratique sans cohérence car ces villes du Val-de-Marne n’appartiennent pas au même bassin de vie que Clamart, Châtenay-Malabry, Malakoff ou Châtillon.

Là encore, bon sens et pragmatisme doivent prévaloir.

À mon initiative, le conseil municipal de Clamart a donc adopté le 29 septembre dernier un vœu pour que les services de l’État choisissent la première option, qui est plus respectueuse des citoyens et du cadre de vie. Il est regrettable que l’opposition ait ainsi joué contre l’intérêt des Clamartois.

A travers ce blog, je continuerai bien évidemment à vous tenir au courant de ces évolutions majeures pour notre commune et pour notre environnement direct.

Très belle année 2015 !

fibre-optiqueFort de la confiance que vous nous avez accordée en mars dernier, toute mon équipe et moi-même nous sommes plongés avec enthousiasme et passion dans les dossiers primordiaux pour notre commune : restructurer le budget municipal pour redresser les finances, mettre en place les activités périscolaires en quelques semaines, veiller aux intérêts de Clamart dans la mise en place du futur territoire, en pleine réforme des collectivités locales… Autant de dossiers fondamentaux pour ces premières semaines.

 

J’ai aussi voulu prendre le temps de réfléchir au devenir de ce blog.

 

Il était celui d’un conseiller municipal engagé pour faire évoluer les choses dans notre Ville, il doit désormais prendre une nouvelle dimension, d’abord pour vous rendre compte de mon action municipale, ses objectifs et aussi ses résultats. Ensuite pour vous tenir informés des évolutions importantes pour l’avenir de Clamart au sein du Grand Paris et des sujets nationaux et européens qui nous concernent. Il sera enfin le moyen de vous faire part de mes coups de cœur et de mes « cartons jaunes »…
Un blog qui, je l’espère, contribuera à nourrir le lien entre nous et continuera à rencontrer votre intérêt, qui s’est concrétisé jusqu’ici par des visites toujours plus nombreuses au fil des mois.

 

Mon premier message vous est naturellement adressé : je souhaite à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2015.

 

Jean-Didier Berger